ACTE PREMIER l
HÉLÈNE
Théodore lui-même... Depuis longtemps je suis convaincue qu'il se doute...
H E N lU .
Alors, il est ]»ien nigaud, car nous ne sommes, ma foi, pas difficiles à pincer. L;i vérité est qu'il ne soupçonne rien. Il appartient tout entier à ses travaux de paléoutoloiiie... C'est un savant trop minutieux, pour ne pas être le plus distrait des maris I
HÉLÈNE
Distrait, lui ! Pas un homme n'est aussi clairvoyant et retors.
HEKRI.
Retors, on peut le lui accorder. Ses collègues de l'Institut le regardent comme un ergoteur dont il ne faut allronter la chinoiserie que si on est prodigieusement ferré sur la question. (Juantàsa clairvoyance, n'en parlons pas. Il est aussi absorbé par ses vieux coquillages que moi par ma politique. S'il se doute, qui l'empêche de vérifier ?
HÉLÈXE, souriant.
J'abandonne à votre bon sens le soin de trouver Il raison !
HEXRI.
11 a soi-Kante-di.K ans, vous, dans les trente-cinq. Mais je sais de très vieux maris qui ne badineraient pas, si leurs très jeunes femmes les trompaient. Evidemment, ce n'est pas délicat, mais la société