H E N II I
Prétendez-vous qu'elle a fait exprès de...
HÉLÈNE
Oui, oui ! oui !
HENRI
Dans quel but ?.. Me mettre dans une posture ridicule?.. Me faire désirer d'en sortir par des moyens... simples?..
HÉLÈNE
Oh! d'une simplicité... patriarcale!., cela crève les yeux !
HENRI, avec un sourire.
Pas si mal imaginé!..
HÉLÉ N E
L'infâme !.. 11 est flatté !..
HENRI
Je vois un tour bien joué, je ris.
HÉLÈNE, ironique.
Riez, c'est bien le moins!... Pendant qu'on se moque de vous...
HENRI, do bonne humeur.
Cela, nous allons y couper court.
HÉLÈNE
Comment, s'il vous plaît?
HENRI, embarrassé.
Mais... je ne sais pas trop... Le plus vite possi-
00 r,.\ FK.rRANTE
ble, rcLourne/ chez madame de Landier, raconlezliii n'importe quelle histoire, prouvant juste le contraire de l'histoire qu'elle colporte.
Suit! je verrai Lé()iiit\.. mais il faudrait trancher 1(> mal dans sa racine... Si Françoise continue ce chantage... car c'est un vrai chantage...
Françoise je m'en charge.
HÉLÈNE
C'est délicat! Je ne vous vois pas allant dire à cette fille, qui, au fond, s'exprime, comme elle e^t en droit de s'exprimer, qu'elle devrait parler autrement... Je veux terminer seule tout ce petit débat... N'y pensez plus.
HENKI, avec fcrmetô.
Non, Hélène... Laissez Françoise tranquille. Si vous vous mêlez de lui donner des conseils, nous ne serons pas huit jours sans avoir la guerre... Elle est très gentille, très intelligente, mène très bien ma barque, et je ne me soucie pas ■qu'(m apporte le trouble dans mon organisation. Je vous en prie, la paix avant tout! s'il y a une observation à faire chez moi, je suis bon pour cela.
HÉLÈXE, larmoyante.
Oh! Henri, que vous me parlez durement!... Dire qu'il y a trois mois je dirigeais tout dans cette maison! Dès mon entrée, j'ai eu le sentiment que ma présence est inopportune . Aussi que de maladresses! . .