SCENE III FRANÇOISE , HÉ LÈNE
HÉLÈNE, faisant (l'IiiToïiiues eflforts pour paraître calme.
Françoise, vous lui avez tout raconté?... FRANÇOISE, dont l'insolence éclate à chaque mot. Il n'en a pas l'air.
Vous éludez ma question... je n'insiste pas... Du moins, voulez-vous m'écouter?
J'y consens.
li}S I.A IKil liANTK
Mon premier mot vous étonnera bien... je io,i:rcttc ce qui s'est passé. J'ai eu tort de mal picndre une all'eclation d'autorité dont il fallait sourire. Je .>-uis honteuse de ma facile victoire.
Facile, en eliet !
IIKLKXF.
Je suis bien aise que vous reconnaissiez ma force. C'est faire preuve d'esprit... On n'a pas d'esprit quand on est en colère. Je pense dune que vous êtes ainsi que moi, suffisamment apaisée pour remuer froidement les souvenirs de cette journée... Nous étions furieuses l'une et l'autre, mais un peu sottement il me semble... Vous n'aimez pas Henri, par conséquent votre emportement est une allairc de vanité blessée. Quant à moi, je ne suis pas jalouse, et mon mécontentement venait de ce que ma nièce, hier soumise à mon autorité, m'écrasait de sa supériorité d'homme d'état, sur un ton qui n'admettait pas de réplique.
FRANÇOISE
Présenté de la sorte, le problème se simplifie,
3Ialgré un échange de propos plus que vifs, nous pouvons éviter une haine mortelle. Si vous vous y prêtez, je suis disposée à de grandes concessions.
FRANÇOISE
Lesquelles?