ACTE DEUXIÈME
ALICE, .occupée à préparer le thé*
Marguerite, aidez-nous, s'il vous plaît.
MARGUERITE
Volontiers.
me rejoint Alice et Thérèse.
ANNA, bas, ft Hector*
Vous m^avez attirée dans un fameux traquenard.
HEGTOÎl.
Comment?
ANNA
nie demande! Bon apôtre!... A Vienne, il était question d*une simple visite à mes ûlles... Histoire de les embrasser... Une généreuse inspiration d'Hubert... Ici, les batteries se \ démasquent : McguBS^yL P^->sait>-eè- donner do ■la- 461» -entre sa maîtresse qui compromet ses filles et ses filles qui poussent â la roue quand la maîtresse les compromet... On veut me mettre sur les bras cette paire de tourterelks qui encombre la cage.
HECTOR
Vous les prendrez... Leur position fait pitié.
ANNA
Pourquoi mon mari ne sacrifie-t-il pas sa maîtressoi plutôt que moi ma liberté?
HECTOR
I /abnégation de deux personnes est plus difficile â obtenir que le dév» uement d'une seule.
ALICE, apportant unô tasse^
Du thé, maman?
ANNA» acceptant.
I^crci.
THÉRÈSE, présentant le lacrier*
Combien de morceaux?
ANNA
Deux.
MARGUERITE, surrient ayec une afsiette.
Un petit gâteau?
Lea trois femmes restent groupées autour d'Anna. ANNA y en choisit un. A Mar^'uehtc.
Trop aimable!... Vous ne sauriez croire, madame, combien il est utile qu'on me fasse si gentiment les honneurs.
MARGUERITE
Utile?
ANNA
C'est me rappeler que je suis une étrangère... (Regardant set mies.) Tout à l'heure, je Tavais presque oublié.
ôlGTE troisième
Même d<kx>r qu'à l'acte précédent.