‹ La figurante: comédie en trois actesChapitre 112 sur 198 · SCÈNE III HUBERT, MARGUERITE · texte numérisé non relu

SCÈNE III HUBERT, MARGUERITE

MARGUERITE, hors d'haleine.

Ah! mon ami, j'ai de^ compliments à vous faire!... Je n'en puis plus, j'ai chaud, je suffocfue!... Si je m'y attendais !•••

HUBERT

A quoi?

MARGUERITE

Vous mVvcz fouriée dans de jolis draps!

Comment?

MARGUERITE

J'ai été assez sotte pour vous encourager à inviter votre femme. M'en voilà bien récompensée!

HUBERT

Que lui reprochez -vous?

MARGUERITE

Ce n'est pas elle... J'aimerais mieux que ce fut elle!... Au moins je n'aurais pas le cha^^rin de voir des personnes auxquelles j'ai pour ainsi direservi de mère, remettre contre moi d'une façon scandaleuse.

HUBERT

Enfm qu'y a-t-il ?

MARGUERITE

Je me promenais au jardin... Thérèse est venue me rejoindre et sans autre préambule, elle m'a mise en demeure i de filer d'ici... Elle suppose, la charmante enfant, que ma

{ présence gêne sa mère... Si je disparaissais, madame de

1 Grécourt n'hésiterait piobablcraent pas à s'instui !or chez

./' 1 vous... Entre elle et moi, ces (lemoiscllcs ont 0})lé... Si je

\ m'obstine à rester, on me rendra la vie dure, on aie tour-

i nera le dos, j'en suis prévenue.

HUBERT

Thérèse s'est permis.».

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