LE DUC, LA DUCHESSE, ROBERT
Le duc arriTe en costume d« chasse, saivi d*an domestique qui !)iit flamber un fa^t, retourne au dehors et apporte deux lampes, enfin ra diercher les pantoufles du duc. — La scène est TiTemeni éclairée.
LE DUC
Bonsoir I
LÀ DUCHESSB»
Que vous rentrez tard, Henri I
Elle Tembrane ayec une tendresw dont il est tout surpni. ROBERT, trèi corienx.
Qu'avez-vous tué?
LE DUC
Ahl ne m'en parlez pas!... Une déveine insensée!... En arrivant au bois, le matin, nous avions plus de trente sangliers au rapport... Nous devions faire une boucherie de tous les diables!. .4
i^ LES FOSSILES.
ROBERT, impatiaDU
Enfin, avez-Yons tué quelque chose?
LB DUC
Une petite Isâe de cent vingt. A l'attaque je Tai traversée d'une balle et les chiens Tont prise au bout d'un quart d'heure.
Le fou Hunbe joyeusemeat, le domestique attend, muni des pantouflei.
LA DUCHESSE
Tenez, voici vos pantoufles; vous devriez changer avant que la neige perce complètement vos chaussures. Voyez comme elle fond. Vous voilà déjà au milieu d'une mare.
t ., LE DUC, allant s'asseoir deyant la dieminie*
' '- .7 Gristiy le beau feul... Ça ravigote!...
n allonge les jambes au domestique qui le déchausse.
ROBERT
Est-ce qu'il neige?
Le duc.
Très fort... Ce soir, le bois commençait à plier. On avait toutes les peines du monde à suivre les chemins.
LE DOMESTIQUE ce lève, ramasse boites et molletières, ayant de partir.
Le garde Nicolas demande s'il peut parler à monsieur le duc?
LE DUC, TiTement.
Oui, oui, dans l'antichambre, j'y vais...
LA DUCHESSE
Recevez-le donc ici!... Vous n'allez pas, fatigué comme vous l'êtes, courir après vos gardes...