SCÈNE IV ROBERT, CLAIRE, LE DUQ
LE DUC, lortant d'nna ehAmbre TOiiliw.
Claire, es-tu folle? Vous criez I... On entend du fumoir î... Tu sais pourtant ce qu'ont dit les médecins... Tu le sais aussi, Robert?
10 LKS FOSSILES.
GLAIRK.
n y a un aanger plus grand que de jeter Robert dans une nouvelle ciide. Papa, J'ai voulu avec vous le mariage de mon frère... Vous savez comment j*ai été conquise à vos projets... ce que j'ai foulé aux pieds... ce qu'il m'en a coûté... mes larmes, ma conscience à jamais troublée... Mais il s'agissait de la famille... On lui apportait un jeune espoir, oe petit Henri en qui nous vivons tous... Eh bien, la famille est Yolée, et nous n'avons plus qu'à contempler notre œuvre avec d'affreux regrets. Ck>mment n'avons-nous pas pensé à une chose bien simple : c'est qu'Henri, avant de nous appartenir, appartenait à sa mère?... Et alors — cela c'est le dernier coup — Robert, dans son testament, encourage sa fen^me à se séparer de nous et à emmener l'enfant.
C'est vrai ?
Oui.
Ne Ma pas cela !
Ten ai le droit.
LE DUC» àBobert*
ROBERT
Ll DUC.
ROBERT
LE DUC
Soit L*. Ne &is pas cela.
ROBERT
Donnez une raison.
LE nue.
Mille, si tu veux.
AGTB TEOISIÈMB. 71
GLAIRSy an dne.
Je les ai données... œlles qu'on peut donner!
LE DUG
Il y en a d*autres, entends-tu? L'origine d'Hélène, on ne songe pas à la lui reprocher... Mais à notre époque il y a encore des choses qui font se dresser les cheveux sur la tôte... Quand nous porterions le nom le plus ohscur, je te dirais : sauve notre honneur; ne le confie pas à cette femme 1
ROBERT
Je TOUS défends d'insulter Hélène 1
LE DUe> M w dWM rt d« toute M hauteur.
Tu défends 1
ROBERT, ttoe «ffort.
Je suis exténué, mais on ne me fera pas plier. Encore un mot injurieux pour elle et, à l'instant, je quitte la maison, je l'emmène.
LE DOC
Elle est là, dans le jardin. Qu'elle monte, que devant moi elle parle de ses droits... qu'elle ose I... Ah I qu'elle osel...
GLAIRE
Tu la verrais pas fière.
ROBERT
Elle va monter, mais pour fieuire me malles et me suivre.
LE DUC
Je garderai l'enfant malgré toi/ malgré sa mëre^
n LES FOSSILES
ROBERT
L'enfant est à moi l
LE DUC
A nous !
A moi.
A nousl
LE DUGy d'une toIz tenibU»
GLAIRE) tTae aflbrol*
Papal Papa! Écoutez-Yousl
LE DUC, repoaBsant Claire.
Toi, va-t'en!... va-t'en 1... c'est entre lui et moil
GLAIRE
Par pitié !.••
LE DUC
Va-t'en!...
li prend Oaireiliar les épaules, la pousse dehors. On la toU s*arréler derrière la
porte qui n'est pai fermée.