ACTE PREMIER
pable d'un grand dévouement, d'une folle équipée, mais lu exécuteras très bien une manœuvre après en avoir comparé les profits et les risques. Peu scrupuleuse sur le choix des moyens, pourvu que le but soit enviable.
FRANÇOISE, riant.
Vite, retournez mon portrait contre la muraille, llessemblant, pas flattél
HÉLÈNE
Je ne cherche pas à te faire de mauvais compliments^ mais à établir que ta vertu dominante c'est la... prudence... Ton oncle prétend que tu es découragée, je le conçois. Il y a des jours, m'a-t-il dit, où tu échangerais ton existence auprès de nous, contre la vie la plus bornée, pourvu qu'elle te donnât une situation.
FRANÇOISE, riant.
Allez-vous me confier un agonisant, après m'avoir démontré que je n'ai pas une âme de sœur de charité?
HÊLFiNE.
Je t'ai trouvé un mariage grâce auquel, avec ta nature positive, tu t'arrangeras, j'en suis convaincue, une existence assez confortable.
FRANÇOISE
De qui s'agit-il? Quels sont les wiais?
HÉLÈNE, très troublée.
M. de Renne val.
FRANÇOISE
C'est bien I
Tu n'es pas surprise?
FRANÇOISE
Vous savez que je ne puis pas l'être.
HÉLÈNE
Je te découvre une qualité : tu es franche !
FRANÇOISE, souriant.
Dans une maison si peu sûre, à quoi servirait de dissimuler?
HI^LËNE.
Acceptes-tu?
FRANÇOISE
Oui.
Comme je le désire... sans arrière-pensée?
FRANÇOISE, d*an ton d'amicale fâcherie.
Oh! ma tante!... après m'avoir accordé que je suis franche.