‹ La figurante: comédie en trois actesChapitre 47 sur 198 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

mainesje VOUS supplie de m'expliquer votre brouille avec Guillerand et ne puis obtenir deux lignes à ce sujet.

HENRI

Mes lettres?., d'excellents petits mots... Pas bourrés de considérations politiques comme les vôtres... De vraies lettres sentimentales... (Hélène éclate d'un rire amer.) Que leur reprochez-vous ? c'est moi au contraire, qui ai bien envie de récriminer sur les vôtres. D'un bout à l'autre remplies de chicanes, prenant texte de tout pour se gendarmer, se guinder, me servir une avalanche de doléances...

HÉLÈNE

Pas une fois vous ne m'avez donné le plus mince détail... Un si grand changement venait de s'accomplir, j'avais le droit de savoir ce qui se passait.

Dans mon ménage?., mais rien... calme plat... c'était réglé d'avance... A part une phrase de loin en loin, sur la santé de Moiïneville, me racontiezvous ce qui se passait dans le vôtre?

HÉLÈNE

La plaisanterie n'est pas de bon goût, je vous en préviens.

HENRI

La plaisanterie n'est jamais de bon goût, quand elle s'adresse à une personne de mauvaise humeur. Vous arrivez mal disposée, je me demande pourquoi?

HÉLÈNE

Non, VOUS ne voulez pas comprendre que... jalousie à part, j'éprouve un sentiment étrange à vous «avoir avec une autre qui porte votre nom, a les mêmes intérêts, partage vos secrets...

HENRI

Je comprends fort bien... Il est fâcheux que les douleurs de Monneville vous aient retenue à la campagne plus longtemps que d'habitude... L'absence est un irritant. Restez avec nous, le plus longtemps possible. Vous êtes ma tante, à présent. Ce titre autorise l'intimité. Habituez-vous à notre intérieur, un beau jour vous serez étonnée de lui être attachée comme nous-mêmes. J'ai passé par là, n'est-ce pas? Vous mariée, et moi au commencement, très susceptible. Est-ce en me conûnant à l'écart que j'ai appris à vivre ?.•

HÉLÈNE, Ironique.

Bons discours... bien étudié !... Il y en a qui seraient touchés de me voir inquiète. Lui proteste contre mon manque d'énergie.

HENRI

J'admire au contraire votre courage, mais à quoi rert le courage, là où il n'y a pas péril?.. Avezvous confiance, oui ou non.\ tout est làl Si je suis fourbe, pas de suiveillancc possible.

HÉLÈNE

Eh ! c'est précisément ce qu'il y a d'affreux !. » Pas de surveillance possible ! Fourbe !.; L'êtes*

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