SCENE II THÉODORE, FRANÇOISE, HÉLÈNE
Hélène arrive du dehors sans avoir enlevé son chapeau.
HÉLÈNE, stupéfaite.
Françoise î
FRANÇOISE
Oui, moi!
THÉODORE
La discorde est dans le ménage... A quel sujet? Je n'ai même pas voulu le savoir, tant je suis blasé sur les querelles de jeunes époux. On fait un grand vacarme, on raconte des abominations, le bon peu-
lOC LA FIGURANTE
pie s'indigne, prend parti, et s'aperçoit au plus fort de la polémique, qu'il a bien de la bonté de reste, car déjà les amoureux s'embrassent du meilleur appétit. Bref, cette petite a quitté le domicile conjugal, et son tuteur ne peut faire autrement que de lui donner l'hospitalité !
Qu'elle accepte...
HÉLÈNE, balbutiant.
Une nouvelle si imprévue... si grave... Est-il bien prudent de se mêler...
THÉODORE
Je ne connais qu'une chose, ma nièce demande asile, je ne l'enverrai pas à l'hôtel.
HÉLÈNE
Elle demande?... Tout à l'heure, vous offriez...
FRANÇOISE
Mon oncle s'était mal expliqué... C'est bien moi qui choisis sa maison pour refuge.
HÉLÈNE
Ah! alors...
THÉODORE
Que vous avez mauvaise mine, Hélène I... Après que j'ai été si longtemps malade à la campagne, allez-vous être souffrante à la ville? Ce serait du guignonî...
HÉLÈNE
Ne vous inquiétez pas... Je vais fort bien...