ACTE DEUXIÈME
16 veut*.* (Passant soudain à une autre idée, elle se dirige rapidement yen le Titrage du fond et regarda dans le parc, se reto Tirant p.-iiir envoyer ses
réflexions à iiectir.) Est-ce qull péche toujoufs au même endroit?... Non, il a disparu... Quand mes filles m'oiUdit, à peine entrée : « 11 est là, vous n'avez qu a regarder pour le voir... » Ça m*a presque bouleversée... Était-ce visible?
HECTOR
Pas trop, à moins de savoir.
ANNA) toujours en train de scruter le pare.
J'ai beau chercher, plus de mari... Peut-être esi-il en chemin pour rentrer.
HECTOR
Rien d'impossible.
ANNA) quittant son poste d'observation.
Eh bien ! qu'il vienne. Tant que je ne l'aurai pas vu, je serai mal à Taise pour observer, et ma curiosité a tant de pâture dans cette maison ! En somme, je suis assez contente 1 \ Vous allez voir ; j'aurai une belle attitude. La faible créature d'autrefois ne montrera pas le bout de l'oreille... Au moins, j'espère que mon mari s'abstiendra de faire allusion à ma prétendue faute... Voilà qui gâterait tout... Je me suis laissé calomnier pour en finir rapidement avec une existence qui me pesait, mais, à présent, il me serait intolé- / rable d'écouter la légende de mon enlèvement. Le mieux serait un oubli discret.
Il sait vivre.
ANNA
Et doit être porté à la modération puisque Marguerite est ici. L'avez- vous vue ?
46 L'INVITÉB
HECTOR
Elle ?... Pas encore.
ANNA
Alice m'en a parlé très simplement et avec amitié. Pour- I tant j'ai cru la voir rougir. Hubert est impardonnable j d'obliger ses filles à un pareil mensonge... De loirl, je rie l'avais pas senti aussi vivement... Oui, c'est odieux.
HECTOR
Les pauvres petites sont à plaindre.
ANNA
les lambines!... Je voudrais les faire causer encore avant qu'Hubert rentre. Tout à l'heure il faudra m'escrimcr contre lui, et si l'entretien tourne à l'aigre, pariii* sans connaître un peu mieux mes filles. Je le regretterais.