‹ La figure de proueChapitre 105 sur 141 · POÈMES ORANAIS ET KABYEES · texte numérisé non relu

POÈMES ORANAIS ET KABYEES

Elle vient, à mes pieds, rouler comme une bête Son grand flot possédé de la divinité.

A jamais elle se souvient d’Aphroditè Et d’avoir enfanté

Cette ultime coquille arrondie et secrète.

Sais-je ce que je veux ? Sais-je ce que je veux ?

Un mystère profond m’attire à son rivage.

Quand n’attendrai-je plus, dans soncalmeou sa rage. L’apparition d’un visage

Dont je mordrais la bouche et baiserais les yeux ?

— Mer Méditerranée, ô toi, belle étrangère Dans ta robe d’Afrique éployée au soleil.

Te boire ainsi qu’on boit une coupe de miel.

Porter ton saphir sans pareil Au cou, comme une pierre inouïe et légère !

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