SIRÈNE
L’habitante des mers tièdeset sans marée Qui cligne doucement des cils orientaux Saura-t-elle abolir la voix désespérée De celle assise au cœur de mes natives eaux?
Ne le dis pas! je sais que ta face est très pâle Et si tristes tes yeux qu’ils ont pleuré la mer,
Certes point le bain bleu que nourrit ce ciel clair Mais la mer rétractile et septentrionale,
La grise mer, ma glauque, où les couchants sont longs Et violents parmi la détresse des brumes.
Et, jusque sur le bord, empourprent les écumes. Comme d’avoir noyé tes cheveux roux et blonds.