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REVELATION

Croyais-tu que, vivre, c’était Se mourir de' coussins et d’ombre Dans la demeure où tout se tait, Violente, amoureuse ou sombré?

Croyais-tu que c’était plutôt La longue sirène des robes?

La musique où parle enfin haut Ton cœur qui toujours se dérobe?

Croyais-tu que, la joue au poing.

C’étaient tendre l’oreille aux villes Pour surprendre les plus subtiles Des plaintes qu’on n’écoute point ?

Ou bien, liors l’art et la musique, Le rêve et la réflexion.

Ouvrir des bras de passion Vers l’horreur des métaphysiques?

Vivre, ah vivre ! c’est, au galop, Mâter une hête rétive,

C’est sentir au soleil trop chaud Suer et brûler àa chair vive.

Dans l’encombrement des chameaux.

C’est s’ouvrir une place dure.

C’est une gutturale injure Qui guérit du poison des mots.

C’est le tour et détour des lieues.

C’est, au coin d’un village clair.

L’apparition de la mer.

C’est du sahle et des forêts bleues,

C’est, au repli des manteaux blancs.

Cueillir des yeux de flamme noire.

C’est secouer de sa mémoire Tout le musc du passé troublant.

EN KROUMIRIE

Et puis c’est, au vent de la course, Rire à ton compagnon de jeux.

Et, dans un regard de ses yeux, Boire son cœur conàme une source..

DE FRANCE

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