Partie de Paris le soir et arrivée à
ancy le lendemain dans la matinée, Mme Vernière degcendit à l'hôtel, rien n'étant prêt pen la recevoir dans la maison qu'elie possédait aux portes de la ville,
Vers unc heure de laprisraial, elle se rendit chez son banquier, qui la reçut aussitôt, quoiqu’en raison du dimanche la maison de banque fût fermée,
—Soyes la bienvenue, chère madamel lui dit-il.....Je suis très heureux de vous voir !... Vous m'apportes votre réponse.
—Ma réponse f...répéta Amélie surprise,
—Sans doute...,Votre réponse à ma lettre,
—Quelle lettre ?
, “Celle que je vous ai adressée à Berlin, il y a trois jure.
—Je ne l’ai point reçue ...... j'arrive ne Parier Que me disait cette let.
—Eile vous rendait compte d’une dé.
marche faite auprès de moi par un de mes anciens clients, fort riche, quin’babite plus Nancy et que depuis pi à temps j'avais perdu de vue... Il m'était airessé par votre notaire de Sa.
verne.
—Dans quel but ?
—Dans le but de me demander si Vous consentiriez à vous défaire des do- Mmaines et l'habitation que vous possé.
dez à Saverne.
—Cela se trouve d’autant mieux que je veux vendre mes maisons de Berlin ‘et tout ce qui m'apbartient en pays an. nex6...... Mon intentior est d’habiter désormais Paris... Votre client a-t.il fait une offre positive ?
—Acceptable...
— Plus qu’acceptable, superbe, il paraît très desireux de conclure, soit qu’il ait hâte pour son compte, soit qu’il joue le rôle à intermédiaire, ce qui me Paraît assez vraisemblable, et je troure son offre supérieure à la valeur réelle de la propriété.
—Le chittre ?
RE
—Un million, payé comptant,
—Je m'attendais à plus... fit Mme Vernière, quoique sachatit à merveille que la maison et les domaines en ques.
tion ne valent pas un million.
Le notaire leva ses deux mains vers le plafond,
—Peste |. .s'écria:t-il, que vous faut.
il donc, chère madame
—Naturellement votre acheteur at.
tend une réponse !?
— Il doit venir la chercher ici dans trois jours, .
—ÆEh bien | vous lui direz que je con.
sens à vendre, mais pas à moins de un million deux cent mille francs.
Votre prétention est exhorbitante !
Ïl recula.
—Nous verrons bien,
—Enfin ! c’est votre dernier mot ?
—C’est mon dernier mot,
—J'en aviserai l’acheteur...…, Où dé.
vrai-je vous faire connaître. le résultat de mon entrevue avec lui,
—À Berlin, où je serai demain et où je passerai huit jours,
—Ce sera fait.
—Maintenant, autre chose...
jour avez de l’argent à moi... Come jen
—Je vous le dirai dans cinq minutes
Le banquier alla dans son cabinèt consulter ses livres et, rejoignant Mme Vernière, répondit :
—Tiis cent mille francs,
—J’ai besoin de cette somme,
—$’il vous la faut en billets de :banque je vous prierai d’attendre À derhsin
—Non, je désire un chèque, à vue, sur une maison de Paris,
—Je vais vous en remettre un sur la maison Rothechiid.
Le banquier signa 16 chèque.
Amélie lui donna décharge de la somme qu’elle récevait et le quitta en lui disant qu'elle attendrait des nouvelles par dépêche.
Le lendemain elle était à Berlin et se mettait immédiatement en rapport avec le märchand de biens qui justément avait des préneurs ét lui affirma qué l’af faire serait rapidement conélué dans de bonnes condition pour elic, ï
Le surlendemain ell reçut une lettre
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de Robert lui rendant compte de ce qui était convenu pour la prompte reconstruction de l’usine, et lui donnant tous lesdétails possibles sur la villa de Neuil.
ly, en ajoutant qu'il n’attendait que son consentement pour acheter,
Par le retour du courrier, elle répondit :
“ lermines tout de suite, ?” et en mé:
me temps elle envoyait un chèque de
trois cent mille francs, passé à l’ordre,
de son mari,
Le troisième jour arriva la dépêche du banquier de Nancy,
L'acheteur acceptait le prix, un million deux cent mille francs, Il avait dépo- 86 cinq cent mille francs comme provisi.
on, et il donnait rendez-vous à Mme Vernière le 13 janvier, à Saverne “chez le notaire, pour signer l’acte de vente et toucher le solde,
Immédiatement elle envoya deux t6légrammes.
L'un au banquier pour. le remercier ; l’autre à Saverne pour annoncer qu'el.
le arriverait le 12 au soir,
Tout marchait au gré de ses souhaits.
Avant la fin de la semaine l'hôtel et lez maisons de Berlin étaient vendus à un prix très avantageux,
ême après avoir versé les six cent mille francs de la commandite de l’usi. ne reconstruite et nayé la maison de Neuilly, Mme Vernière se trouvait plus riche qu’elle ne l’avait jamais été.
Magloire, alléché par la recette du sa.
medi, était reparti le lundi matin, emmenant la petite Marthe dont il espérait bien grossir dans de fortes proporti.
ons le magot commencé l’avant-veil-
Il ne se trompait pas dans ses prévi.
sions,
Après avoir parcouruNeuilly et Courbevoie oùil fallut recommencer cent fois le récit du crime de Saint Ouen, il rentrait le soir à son domicile, porteur
donner double au joueur d'orgue afin d’sesurer l’avenir de sa chère petite fille d'adoption.
L'enfant était heureuse de ces péré.
grinations quotidiennes,
Elle inscrivait sur les pages toutes neuves du grand livre de sa mémoire toutes les maisons devant lesquelles ils bé pd et où on leur faisait bon ao.
cueil.
Grâce aux leçons de notre brave ami, elle chantait maintenant la Valse des Roses et des Cérises d’une voix argenti. ne, avec un goût exquis, Cette nouvelle voix au programme habituel du man.
chot ne laissait pas d'exercer une heu.
reuve influence sur les recettes,
Le lendemain ils devaient se diriger d’un autre côté, explorer Saint.Deni la Courneuve, Aubervilliers : ils com.
menceraient par Saint Ouen Village et Saint.Ouen. Ville,
Après cette tournée ils iraient plus loin, visitant successivement toutes les communes de la banlieue,
Le lundi M. Savanne s'était entendu avec le juge de paix de son arrondissement afin de faire constituer le plus promptement possible un conseil de famille à Aline en désignant comme, tuteur son oncle Robert,
Le juge d’instruction, infatigable dans son dévouemnnt, se rendit ensuite ches le ministre de la marine et chez le ministre de la guerre
Il leur annonça la réédification im.
médiate de l'usine de Saint-Ouen et la très prochaine reprise des travaux, et il obtint sans peine que les traités passés avec Richard Vernière seraient conti.
nués avec son frère et successeur,
Robert devait se présenter sous huit jours dans les ministères pour donner sa signature et recevoir les duplicatas de ces traités,
Grâce à Daniel Savanne qu’entourait l’estime universelle, le fratricide allait avt partout la plus grande bienveil.
ance, Le lundi soir Robert,quittant son beau. fils qui devait dîner chez le juge d’ins-
EE peau au moins égale à celle du | truction, il gagna les boulevards,et d’une
sain On se faisait un point d'honneur de
allure ds fâncur, ies suivit 6n 86 dirie geant vers le boulevard Beaumarchais,
ot conséquent vers le restaurant 3 gg des Quatre Sergents de la Rochelle, où il était allé souvent, du temps de sa jeunesse, manger des escargots et des huîtres arrosés de vin blano d’Anjou du clos es rôtissants,
Claude Grivot, ayant à la bouche un cigare qu'il mâchait nerveusement plu.
tôt | ne le fumait, faisait les cent
evant la porte du restaurant,
Il attendait avec une fiévreuse impa.
tience l'heure du rendez-vous fixée la veille.
Il avait hâte de connaître les véritables motifs de la poses si audacieuse de son complice à Paris, et de savoir ce qu’il comptait fatre vis-à-vis &e lui,
, De loin il vit venir Robert qui lui ser.
ra la main en lui disant :
—Entrons vite...Il ne faut pas courir le risque d’être vus ensemble,
Cinq minutes après ils étaient instal.
lés dans un cabinet du premier étage dont la fenêtre donnait sur le e.
vard. !
Robert, très gourmet, écrivit un menu savant, mais qui commençait, ainsi qu’.
autrefois, par les huitres et les escargots arrosés de vin d’Anjou.
—Nous allons causer à cœur ouvert, dit-il dès que le garçon fut sorti. ....
Mais, tu sais, mettons une sourdine...…., Les murs ont des oreilles !
Dans ce cabinet bien clos et bien chauflé, sous la vive clarte du gas, devant cette table sur laquelle la verrerie et les couruïts étincelaient, Claude Grivot sembla't ahuri, mal à. son aise,
Bobert reprit, en le regardant :
—Parole d’honneur, mon vieux, Pa ne te reconnais plus !....Autrefois, de nous deux c'était toi le plus hardi, tou.
jours prêt aux résolutions extrêmes, aux actes que je trouvais dangereux...
Tu me reprochais d’être indécis, hésitant, tu me traitais volontiers de trembleur, et aujourd’hui, c'est moi qui vais de l'avant, et c’est toi qui parais eflrayé
de me suivre ! da —J’avoue que ion piomb m'écrase |... | répliqua Grivot d’une voix mal assurée |
.. Tu pousses l'audace u’à la folie !
FA de ue je t'ai vu Le. devues le cercueil de l’autre, toi que }.. croyais à Berlin, j'en ai eu 14 chair e e, il m’a semblé og boulet me coupait les deux jambes, et encore à présent, vas j'y pense, il me passe un petit risson sur la peau | —Cette audace dont tu pa tu m'en avais donné l'exemple 1.......Ton nom cité dans les journaux comme ce.
lui du plus dévoué des sauveteurs m'a fait comprendre le jeu que tu jouais...
J'ai résolu de t’imiter et tu vois que ce.
la m'a réussi, —Pourquoi revenir à Paris quand tu étais en sûreté là-bas ?
— Parce qu'il m'était impossible de faire autrement !.. M. bavanne croyant m’apprendre la mort de mon fère,
m’appelait à Paris les obséques...
Refuser de me rendre à cet qe ce tait provoquer l’étonnement, nai.
tre peut-être de la défiance !... Je n’ai pas hésité 1... Je sais avec quelle habileté merveilleuse tu as fait voir des étoiles en plein midi à ce brave uge rpg otion, dog jure que pers et qui est cepen un magistrat très malin !....J’ai fait de mon mieux et j'ai réusssi..,. Personne au monde ne ut nous soupçonner !.,,.Allons tout t devant nous !,. Nous sommes maîtres de la situation !
—En ce moment peut-être, Mais plus tard ?
—Plus tard ! ve.
—Il existe qu'’elqu’un qui en sera plus maître que nous. —Qui donc ! \ —Véronique Sollier, parbleu !
Robert un eut sourire, —Æt comment deviendrait-elle mat.
tresse de la situation ? demanda.t-il, —Elle t'a vu, c'est certain, puisque vous aves lutté à corps et que tu étais en pleine l re... t'a reconnu, ce n’est pas douteux, pour l'hom.
me venu à l'usine trois jours auparavant demander Richard Vernière... Par malheur je ne l’ai pas tuée sur le coup e paraît-il, elle est en pleine voie de gué.
rison.. Ï£n sortant de l’hospice elle re.
viendra à Saint-Ouen, Elle y reviendra
ana @e Rs
tu LILI] on nme ce:
urs m'a jouais...
s que ce-
fatalement, puisque le manchot lui a loué une chambre dans l'hôtel où je demeure.. Comment feras-tu pour ne pas or as un beau jour en face d'ele
Ne t'inquiète par de cela...
—Ne pas m'inquiéter d'une chose qui peut nous pe
—Rien à craindre de pareil...
—Crois-tu donc que Véronique ne sortira point de l'hôpital ?
ee sais au contraire qu'elle en sor-
— Et bien ! alors ?
—Mais elle ne mé verra jamais. .
—Comment !
— Elle est aveugle.
Claude poussa une exclamation.
—Aveugle ! répéta-t-il,
: —Complètement CCLETITI grâce à
Les ravages causés par la balle de ton revolver ont amené la cécité
—Cécité passagère peut-être, et pouvant se guérir...
—Inguérissable, au contraire.
—Qui le prouve !
—La science a parlé, je suis renseigné à cet égard par mon excellent et candie.
de ami le juge d'instruction qui n’a quoi que ce soit de caché pour moi. Tu vois, mon compère, que je n’ai rien à redouter d’une rencontre avec la ci-devant
ienne de l’usine..……. Ne pouvant
me voir, je la défierais bien de me reconnaître.
—Qa, c'est une veine ! Une vraie veine | Se
Agnes Soie rtant les hui
garçon en appo es -
tres et les escargots,
Ii sortit pour aller chercher le potage à la bisque et les filets de sole Mornay, et Grivot, un peu rassuré, reprit :
—Voilà un point très noir éclairé, et
j'en suis bien aise... Maintenant dis-moi |
carrément de quoi il retourne et ce qui va se cosces F
—Ne l’as-tu pas deviné ?
ME SR né quelque mais ma ne va pas réédifier l'usine do Saint-Ouen au lieu d’alier j'établiir à l’étrauger com me nous l’avions pensé, que tu te met-
tras à la tête d’une nouvelle maison, et
ue grâce à la confiance et à la sympa:
this si bien mérités ! tu obtiendras des résultats magnifiques |... Cela, je l’a:
compris, mais je voudrais savoir qu’elle ph tu me réserves dans tout ce.
—ÆEt c'est précisément pour ta l'ex-
liquer que je t’ai prié de venir ce soir Îner avec moi,
— (a, c'est gentil, mais ce n'est que répare ai £ ien nr à une explica.
tion puisque c'est avec l'argent em té pr: «: là-bas, et dont la moitié m’.ppurtie 1‘ que va être reconstruite l'u sise qui fcstionnera dans un mois O1 six sesmai!ss et dont, en raison de "11 #ppor’, je serai le copropriétai.
re.
Rov-. 5 15 mit à rire,
— Qaant à mon vieux camarade tu te fourres le doigt dans l'œil carré.
ment répliqua-t-il.
Claude Grivot devint pâle et deman.
da d'une voix déjà tremblante de colè.
re :
—C'est sérieux ce que tu dis là ?
—Parfaitement sérieux.
—Aurais-tu, hasard, la prétention de te moquer de moi 1...
—Décidément tu deviens bête | fit...
Robert en haussant les éplaules........, me moquer de toi lssssses sais bien rh ne peux pas même en avoir la
pe ... A
—Alors, Ne ue-moi le rébus...
—Ce sera simple et facile. Comment peux-tu me supposer asses imbécile pour me fourrer dans la p"::1le du loup, ou plutôt daus les griffes 5 la justice en me servant de capitaux dont il me serait impossible d'expliquer la provenance f... Personne n’igoore que je suis ruiné, sans le sou, réduit à vivre au crochet de ma femme. ...
Me vois-tu donc réédiffer à mes frais.
l’usine de Saint-Ouen Poosooo LA première question qu’on m’adresserait serait cel.
le-ci :
—“ Où prendres.vous l’argent ?”? Non non... pas si naïf que ça les fonds pt nt de la caisse de mon frère, et
t ia moitié t’appartient resteront in.
* Robert s’interrompit, :
Le garçon apportait le premier service, Auissitôt qu'il eût quitté le : cabinet Robert reprit : ï : ; —Quand le juge d’instruction. Daniel Savanne (car l’idée vient de lui ) a parlé, dans l'intérêt de ma niéce, de la re.
construction de l’usine à latête de laquelle mes connaissances spéciales permettraient de me placer, j'ai répondu :
Pour que la réalisation de votre idée qui me paraît d’alleurs excellente, devien.
ne possible, il faudrait de l'argent beaucoup d’argent et je n’en ai pas.
—Eh bien ! alors, demanda Grivot, l’argent, d'où vient.il ?
— Un bailleur de fonds s'est présenté, |
—M. Savanne, peut-être ?
—Non.
—Qui donc ? Fur
--Tu ne devinerais jamais, mieux vaut te le dire tout de suite. Ce bailleur de fond c’est ma femme,
Mme Vernière 1...
—Parfaitement..……, Elle met à ma disposition une somme ronde de six cent mille francs. RACE pa
— Après s’être montré si raide, si pingre, si méfiante envers toi !... Voilà qui me semble 6patant. On a changé la bon.
ne dame f..
—Voici la raison de ce changement,
Et Robert expliqua à son complice les soupçons que la vue d’une note de l'Hôtel Moderne maladroitement laissée sous les yeux de Mme Vernière avait fait naître dans son esprit ; :l avait heu.
reusement fourni un semblant de preu ve pour la convaincre de son innocence et ki inspirer un véritable remords de
fonde.
—C'est bien... dit-il, non sans amer.
tume.... je comprends que tu ne pouvais pas refuser et que tu vas devenir un gros personnage ; mais moi, Ça ne me conviendrait ni peu ni beaucou d’être mis dans le panier aux épluchures l.... Qu'est-ce qui va résulter de bon pour moi de tout ça ?...J’ai fait largement ma part de la grosse besogne de la soirée du ler janvier... Quelle sera ma part de profit? Qu'est-ce que tu vas faire de moi ?
—Tu ne me quitteras pas.
Ta parole ?..,... répliqua Grivot gouailleur.....Tu me feras la faveur de de me garder comme contremaitre 1...
Je travaillerai ! je donnerai mon temps ‘et mon talent pour t’enrichir et les au.
tres, grand merci
—Ne dis donc pas de bêtises, mon vieux !.....interrompit Robert avec im.
patience... Tes raisonnements n’ont pas lesens commun. ...Tout à l'heure tu parlais de ta pari de profit... Elle est de deux cent vingt-sept mille francs ta part, que je tiendrai à ta disposition quand bon te semblera, dès demain si tu veux.........Je crois cependant qu’il serait plus sage de les laisser entre mes mains,
—Entre tes mains... répéta Claude, pour les mettre dans ton affaire, pour augmenter ton fonds de roulement au profit d’une association dont je ne fais point partie !
—Que t’importe, ei les intérêts te sont largement payés ?
—Avec deux cent vingt-sept mille francs, je peux x ’établir, moi aussi...
—Tu songes à te séparer de moi ?
—Il est grand temps que je pense à me créer une position sériouse.........Je voudrais devenir quelqu’un.
Robert se pencha vers son complice et lui dit en assourdissant encore sa voix déjà très basse :
—Tu oublies que nous sommes indissolublement liés l’un à l’autre par le crime commis |...Un incident imprévu et menaçant peut se produire tout à coup et nous ne.serons pas trop de deux pour tenir tête au péril s’il vient à naf.
tre..…..….L’union fait ia force 1... Ne « ngcons point à nous séparer... Je
D'ou EH © © ED pe Pr © © et
SANS amer.
8 devenir 10Ï, Ça ne beaucou x épluchuésulter de ai rl lar- L.) gne Quelle -C6 que tu
ua Grivot faveur de maitre 7?
1on temps.
et les au-
ises, mon t avec im.
ents n’ont
à l'heure -... Elle ille francs lisposition lemain si lant qu’il bntre mes
à Claude, lre, pour ment au éne fais
térêts te
pt mille AUSSI...
moi ?
pense à JO
LLLLIE]] e:
us
te le repète, demain si tu veux, je te compterai tes deux cent vingt-sept mille francs, mais qu'en feras-tu ?,...
Si tu les places, outre le danger de cette question : De qui aves-vous donc hérité ??’ à trois pour cent, ce qui est aujourd'hui le maximum, sans compter l'impôt, ils te rapporteront six mille huit cent dix francs, tout au plus de quoi vivoter dans un petit coin... Si tu restes avec moi je te servirai cette rente en la comprenant dans tes appointements de premier contremaître avec la haute main sur tous les ateliers, appointements que je porterai à la somme de dix-huit mille francs par année !
—Et rien dans les bénéfices de la maison !
Nous serons déjà trois à les parta-
ECiaude réfléchissait.
Rotert avait hâte d’en finir.
Il reprit :
—Te donner une part dans les bénéfices ne pourrait se justifier que si tu apportais ostensiblement des fonds dans l’usine, et c’est impossible, tu le sais bien... la situation auprès de moi sera celle d’un ami et non d’un subalterne..…...Je trouverai à tes fonctions un titre flatteur pour ton amour-propre, quelque chese comme inspecteur géné- Tale Si les aftaires marchent, COMeme je l'espère, j’augmenterai tes ap-
intements.... Au lieu de dix-huit mille francs, tu en toucheras vingt-quatre... [1 Mme semble que tu n'auras pas lieu de te plaindre !
Grivot réfléchissait toujours.
La logique des: raisonnemente de Robert le frappait,
Oui, il le sentait bien, ils étaients indissolublement liés l’un à l’autre par le crime commis ensemble,
Donc il devait céder,
Mais une chose le préoccupait.
Où serait sa garantie ?
Sur quoi ce bâseraitil pour réclamer un jour, si bon lui semblait, sa part de l’argent volé ?
Devrait.il s’en rapporter à la bonne foi de son ni pr
Cela lui semblait insuffisant,
Robert comprenait à merveille le motif des hésitations du mécanicien, mais mue voulait point paraître l'avoir devi.
—Dis franchement ce que tu penses, mon vieux !....., fitil...... Qu'’estce qui cloche ?...... Qu'est-ce qu’il te faudrait,
—Des garanties... réplique Clau-
—Je te donnerai celles que tu dési-
ras.
—D'abord un traité de dix ans com.
me premier contremaître et inspecteur général, aux appointements de dix-huit mille francs par an pendant t:2is ans, et de vingt-quatre mille pendant les sept dernières années,
— NOIL.
—Traité accepté par tes associés,
—J’aurai seul la direction et 1a signa ture, sans contrôle,
En outre, une reconnaissance de deux cent vingt-sept mille cinq cents francs que je serai censé t'avoir prêtés.
—Reconnaissance exigible à quelle époque ?
—Dans dix ans à l'expiration de mon traité avec ta maison,
—Si je mourais d'ici là ?
- Ta succession me payerait,
—ÆEt si tu mourais, toi ?
—Je n’ai point de parents... Je te ferai, par testament, mon légataire uni.
versel.
— C’est convenu |!
Les complices se serrèrent la main, achevèrent gaiement de dîner et à: onse heures se séparèrent, Grivot regagnant Saint-Ouen, et Robert retournant au Grand-Hôtel,
Tout marchait au gré de leurs désirs,
Rien, désormais, ne pouvait empê.
cher les deux misérables de prendre au grand soleil et la tête haute, dans leur triomphante impunité, la place de.
l’honnête homme assassiné par eux.