ROMANCE
Je ne sais plus ce que j'éprouve, Je ressens mille maux divers.
C'est dans un bal que je me trouve, Et ma Clairette est dans les fers.
Oh! ma tête, ma pauvre tête!
Bien sûr j'en perdrai la raison.
Je suis au bal et ma Clairette, Ma fiancée est en prison.
Pour elle je souffre el je tremble.
Séparés par un sort fatal.
Si nous ne pouvons être ensemble Dans un cachot ni dans un bal, Que le destin qui nous maltraite Change au moins sa combinaison:
Qu'au bal il conduise Clairette Et qu'il me donne sa prison.
(Parlé.) Mais, voyons, il ne s'agit pas de ^e désespérer, il faut prendre son parti, et puisque je suis libre, il faut en profiler pour agir. Mais, voilà, à qui m'adresser?... cherchons- li> parmi mes pratiques.
LARIVAUDIÈRE.
Je ne connais aucune de ces figures-là.
POMPONNET.
Oh ! à tout prix, je veux la sauver.
LARIVAUDIÈRE.
Ma foi, je no reste pas ici...
" Ces couplets ne se ciianlent ^as à Parl3.
POMPONNET.
Courons à la halle.
Sauvons-nous...
LARIVÂUDIERE.
(ils se mettent à courir et se heurtent.)
DUO
ENSEMBLE
Prenez-donc garde !
LARIVAUDIERE.
Imbécile!
ENSEMBLE
Ciel qu'ai-je dit !
Butor
LARIVAUDIERE.
C'est un fort !
POMPONNET.
C'est un fort t ENSEMBLE.
Ah ! ma frayeur est sans égale.
Pour qu'il ne se doute de rien, 11 me faut d'un fort de la halle Prendre le ton et le maintien.
(ils se dandinent lourdement comme les malins du temps.) LARIVAUDIERE.
Est-c* que vous avez la berlue?
POMPONNET, à part.
Tài'lioîîs (le calmer sa fureur, (riaut.) P.rdoii, mais j'ai mauvaise vue.