Le roi David
61. I Sam., XVII, 49. Le Talmud soutiendrait-il l'épreuve d'une traduction fidèle et complète en français ?
62. « Et toi-même, une épée te traversera l'àme. » Luc, II, 35.
63. Matth., XXVI, 67-69. Luc, XXIII, 63-66. Jean, XIX, 2-4. Es., L, 6.
64. M., LUI, 7. Marc, XIV, 60-62; XV, 3-6. I Pierre, II, 23. Luc, XXIII, 31.
65. Hébr., XII, 24. Rom., V, 18, s. — Parallèle entre Eve et Marie: « L'ouvrage de notre corruption commence par Eve, l'ouvrage de la réparation par Marie ; la parole de mort est portée à Eve, la parole de vie à la sainte Vierge ; Eve était vierge encore, et Marie est vierge ; Eve encore vierge avait un époux, et Marie, la vierge des vierges, a aussi le sien. La malédiction est donnée <à Eve, la bénédiction à Marie : benedicta tu. Un ange de ténèbres s'adresse à Eve, un ange de lumière parle à Marie; l'ange de ténèbres veut élever Eve à une fausse grandeur, en lui faisant affecter la divinité : « Vous serez, lui dit-il, comme des dieux. » L'ange de lumière établit Marie dans la véritable grandeur, par une sainte société avec Dieu : « Le Seigneur est avec toi, lui dit Gabriel. » L'ange de ténèbres, parlant à Eve, lui inspire un dessein de rébellion : « Pourquoi Dieu vous a-t-il commandé de ne point manger de ce fruit si beau?» L'ange de lumière, parlant à Marie, lui persuade l'obéissance : « Ne craignez point, Marie, lui dit-il, et rien n'est impossible au Seigneur. » Eve crut au serpent, et Marie à l'ange. « De cette sorte, dit Tertullien, une foi pieuse efface la faute d'une téméraire crédulité.» Enfin, pour achever le mystère, Eve, séduite par le démon, est contrainte de fuir devant la face de Dieu, et Marie, instruite par l'ange, est trouvée digne de porter Dieu. Eve nous ayant présenté le fruit de mort , Marie nous présente le fruit de vie , afin, dit saint Irénée (écoutez les paroles de ce grand martyr), afin que la vierge Marie fût l'avocate de la vierge Eve, ut Virginis Evœ Virgo Maria fieret advocata.
ce Un rapport aussi exact n'est pas une invention de l'esprit humain. Après cela, on ne saurait douter que Marie ne soit l'Eve bienheureuse de la nouvelle Alliance, qu'elle n'ait la même part à notre salut qu'Eve a eue à notre mine, c'est-à-dire la seconde après Jésus-Christ; et qu'Eve étant la mère de tous les mortels, Marie ne soit la mère de tous les vivants.
« Non, certainement, ce ne sont point les hommes qui nous persuadent une vérité si consolante; c'est Dieu même qui nous convainc par l'ordre de ses conseils très-profonds, par la merveilleuse économie de tous ses desseins, par la convenance des choses si évidemment déclarées, par le rapport nécessaire de tous ses mystères.
« 0 merveille des secrets de Dieu ! 0 convenance de notre foi ! »
Bossuet, Ve Élévation, 2e point.
En effet, on ne saurait voir ici la main de l'homme ; il faut y reconnaître le doigt de Dieu.