SCENE X
Les Mkmes, M“« SCHOUKMAYER.
LE COMTB. On ne la séduira pas par de belles paroles , clic ne sait pas un mot de français.
JULIENNE. Cela me fera une compagnie fort agréable !
LE COMTE ^ A la duègne. Verlasse nicht meine tochter cinen augenblick.
JULIENNE. C’est Lien aimable!... Parler allemand devant sa fille qui ne le sàitpos.
LE COMTE. Oh ! qu’à cela ne tienne... mon enfant... je vais me traduire en français. Je lui recommande de ne pas te quitter.
JULIENNE. Rien.
LE COMTE. D empêcher qu'on t’approche , qu’on le parle.
JULIENNE. A merveille!
LE COMTE. El je lui ordonne de venir me rendre compte de tout ce qu’elle verra.
JULIENNE. Allons , c’est uécidé... Me voilà en surveillance.
(Un Jomriliauc et une fcinme Je cbanibre passent
de gnuche a droite avec des malles, des cartons.)
JACQUES. Monsieur le comte, vos ordres sont exécutés, on n’attend plus que vous.
1 LECOMTE. A-t-on remplacé le cocher?
JACQUES. Oui, monsieur le comte.. j’en ai un...
LE COMTE. £tt-il solide ?
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JACQUES. 11 est aussi gros que vous cl moi.
(On aperçoit dan» le fond Oiiram) cnveloppt^ dans uo ^rand carrick » un bonnet à poil couvre sa iîgure I il tient un fouet à la niain.j
LB COMTE. Je veux que le séjour de ma 611e soit ignoré... A la première indiscrétion, je vous chasse tous.
JACQUES. Merci, monsieur le comte.
(Durand s'est approcha. Julienne l'a regard*^, cHe croit le deviner.
jVLisnNB . à part. Je ne mr trompe pas...
{Au Comte.) Monsieur, je suis prête à aller partout où vous voudrez.
LB COMTB. Je retrouve ma fille.
(On entend sonner dix heures.)
ENSEMBLE
Aie du hlnaldu premier tableau c/r ViCToaiNE. LE COMTE.
Ma chère enfant, votei l'heure qui sonne,
Il faut partir sans perdre un seul instant.
Partir sans mot, mon service l'ordonne,
Dans son palais, Sa Majesté m'attend.
JCI.IKNNE.
Il faut partir, mon père me l'ordonne ,
A ses désirs j'obéis sar>lc'-champ.
(A part.)
Et si j'en crois ce que mon cœur soupçonne, Nous voyageons avec l'ami Üurand.