‹ La fille du franc-jugeChapitre 8 sur 37 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

HÉLÈNE; seule.

Il hésite, il ne reviendra pas.

Que ne puis-je , ô mon-Dieu! m'altacher à ses pas ! Je ne puis contenir la terreur qui m'assiège ; Sous ses pas, devant lui , je sens qu'il est un piège ; mon Dieu ! si je crains, ce n'est pas sans raison ; J'ai vu des hommes noirs surveiller la maison ; D'un ennemi, sans doute implacables ministres. Ils semblaient échanger des paroles sinistres...

On entend des clameurs dans la rue.

Quel est ce bruit?

Elle court vers la fenêtre du fond et elle l'ouvre.

ciel I que vois-je ? encor du sang !

Encor un homme mort par le fer !.. Dieu puissant ! Se peut-il que chacun plie , et qu'on s'habitue A cette horrible loi qui condamne et qui tue ! On va punir enfin ceux qui frappent ainsi.

Elle regarde attentivement par la fenêtre.

On se penche sur lui...

A haute voix à ceux qui sont dans la rue.

Venez, venez ici ; Peut-être pourrons-nous le sauver. . .

Des hommes portent un cadavre sur la balustrade ; des femmes du peuple les suivent ; un homme montre un pol^ard arraché de la poitrine de la victime ; sur cepoig^nard on lit ces mots : Francê-juges.

UNE FEMME , regardant le cadavre.

Son visage Est couvert de pâleur.

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