BEAU TRAIT DE GALAPIAN
— Très bien, reprit M"° Lancelot. Et sa comtesse Louise faisait aussi bien des embarras. Il n'y en avait que pour elle à danser avec l’état-major. Le colonel l’a donc plantée là : c’est une v'ciiie histoire : il a mangé les deux cent mille livres de reuics; il a fait la vie de
polichinelle, vous savez tout 51. Mais ce que vous ne savez pas, c’est qu'il va passer devant un conseil de guerre...
— De guerre ! fut-il répété.
— De guerre! Pour être dégradé, fusillé, pendu, guillotiné, roué vif !
— Quel est son crime ?
— Tous les crimes; vol, faux, tricheries au jeu, attentats à la morale publique, assassinats, empoisonnements, incendies, noyades, fausse monnaie...
— Mais savez-vous, dit L'amadoue jeune, petit frère du général et avocat à la cour royale, que ce sera une bien jolie affaire !
— Et la malheureuse femme ? glissa timidement une cousine de la mariée.
— En voilà une, murmura M°"° Lancelot, qui revient toujours de Pontoise
La cousine continua :
— Et l'enfant ? Ce doit être à présent un jeune homme...
— Le vicomte Paul, interrompit M. Galapian., |
Je verrai à le prendre dans mes bureaux, s'il en a la capacité.
— O Stanislas ! soupira Léocadie transp \dmi- | ration. Vous avez un grand cœur !
Le général Larnadou essuya une larm
Un valet annonça :
— M. le docteur Lunat, membre de l’Institut !