‹ La Fille du juif-errant [microforme]Chapitre 55 sur 89 · LA PROPHÉTIE · texte numérisé non relu

LA PROPHÉTIE

— Messieurs, dit l'inconnu à Roger et à ses deux témoins, ceux qui veulent se battre Pourront s’en donner aujourd’hui à Cœur-joie, Écoutez !

Il étendit le bras vers Paris, d’où montait déjà le bruit de la fusillade.

— Vos pères, reprit l'inconnu, sont au service du roi qui s’assied encore sur le trône. Ils doivent être embarrassés, ne sachant s’il faut servir Ou trahir. Allez les tirer de peine. Le roi sera vaincu : ils peuvent lui tourner le dos.

On ne peut se dissimuler que beaucoup de vénérables citoyens seraient enchantés de rencontrer pareil prophète à ja première heure d’une révolution. Cela épar- &gnerait bien des tâtonnements et calmerait de nombreuses inquiétudes.

ar enfin, si, à tout prendre, l'insurrection est vaincue...

Certes, certes, mais si la révolution est victorieuse... Allez l dans ces cas-là, un honnêét

Le fiacre qui avait apporté le vicomte Paul le ramena au logis de la rue de l'Ouest, en Compagnie de la com-

tesse Louise et de la belle jeune fille. La belle jeune fille et la comtesse Louise s’assirent au chevet du pauvre fiévreux.

Fanchon la nourrice pleura de joie en revoyant Lotte et se signa, disant :

— Si Dieu le veut, la maison peut s’emplir encore de bonheur !

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