‹ La Fille du juif-errant [microforme]Chapitre 81 sur 89 · PC Y A · texte numérisé non relu

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M°° Lemercier avait tous ses diamants pour faire honneur au Conseil des Onze. Elle était entourée des quatre jeunes mères, calmes, mais rayonnantes. Elle les suivait tous des yeux, elle savait où ils étaient, mais surtout, oh ! surtout elle ne perdait jamais de vue

Maurice, son cœur, l'enfant bien-aimé qui ressemblait à son Henri.

Parfois un nuage de mélancolie passait sur son allégresse,

&nons, qui étaient aujourd Henri seul manquait 4 Mre Lemercier.

Mais un sourire de Maurice lui arrivait de loin avec un baiser, et la tendre aïeule sentait un flot de joie qui montait et noyait sa tristesse.

Nous demandions qui triomphait. Mais c’étaient les deux vieillards, mille fois plus fous que leurs enfants ; mais c'était M. Lemercier qui avait honte de ses yeux mouillés; mais c'était la bonne grand’mère, dont le pouls battait la fièvre. Qu'ils étaient beaux, les petits ! qu'ils étaient charmants ! qu’ils étaient bien-aimés ! Voyez ! Claire n’avait-elle pas déjà les réserves d’une jeune personne parmi ses grâces enfantines? Comme Gaston portait galamment et fièrement l'uniforme de nos officiers de marine! Et Maurice, quel chevalier !

coutez ! quelques années encore, et de nouvelles familles allaient se grouper, d’autres jeunes branches partant toutes du même cœur !

Et l’aïeule, laissant le passé, rêvait à l’avenir ; elle voyait tous les enfants de ces chers enfants, et se baignait, affolée, dans cet océan de caresses.

Tout à coup, au beau milieu d’un quadrille, un cri sinistre monta du dehors et perça comme une pointe aiguë les bruits de l'orchestre, Il y eut un grand murmure dans le salon, puis l'orchestre se tut et le silence s'établit parmi les danseurs immobiles.

Le cri disait : Au feu ! au feu !

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