‹ La fille du mauditChapitre 114 sur 117 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LE ROI, ROCHESTER. GRAMONT, BUCKINGHAM, LA REINE, LA DUCHESSE. MADAME DE CASTE LM AINE, MISS FIELDING, Seigneurs et Dames, Rages. Le roi a l'air

soucieux.

LE ROI, saluant la reine.

Madame!...

ROCHESTER, à part.

Diantre!... le roi a l’air bien sombre. Que lui est-il arrivé ?... (Il se tient à l’écart.)

LE ROI

Madame la duchesse d’Hamiltonl...

LA REINE

Oui, sire, qui nous apporte des nouvelles, bien vagues à la vérité d’une personne à laquelle Votre Majesté portait, je Crois, quelque intérêt. (Prenant la fleur des mains de la duchesse.)

Vous ne devinez pas d’où peut venir cette petite fleur ?

LE ROI

Non, madame.

LA REINE, souriant.

De miss Wilson, qui l’a fait remettre à madame la duchesse par lord Douglas.

LE ROI, d’un ton glacial.

Ah!... (La reine, stupéfaite, regarde s’éloigner le roi, qui s’avance gracieusement vers madame de Castelmaine ; à demi-voix.) Est-Ce que vous me tenez toujours rigueur, comtesse ?

MADAME DE CASTELMAINE, k demi-voix.

C’est tout de bon que Vot'e Majesté daigne en témoigner quelque souci ?

LE ROI, h demi-voix.

Pardon!... VousèUs bien la lille de Guillaume Villiers, vicomte Gr.andison, n’est-il pas vrai?

MADAME DE CASTELMAINE

Plaît-il ?

LE ROI, bas h Gramont.

Il y a plaisir, au moins, à savoir sur quel terrain l’on marche!

GRAMONT, bas.

Oui, il n’y a rien de terrible comme les sables mouvants!

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