ACTE QUATRIÈME
nOCIIESTER.
C’est l’amour qui frappe trois coups à cette portel
MUSKERRY.
Comment?... c’est donc vrai?
BOCHESTER.
Faut-il lui dire d’entrer?
MUSKERRY.
Parbleu !
nOCIIESTER, allant chercher sur le comptoir la cloche de maître Brook.
Le souvenir de lady Muskerry, ne vous l'ait pas hésiter?
MUSKERRY .
Non!...
ROCHESTER
C’est bien décidé !
MUSKERRY.
Oui !...
BOCHESTER.
Allons!... fil sonne violemment la cloche; — la porte de droite s’ouvre; — Craff parait suivi do lady Muskerry.)
CRAFF.
Entrez, madame 1...
MUSKERRY.
Craff !... — Ma femme !...
LADY MUSKERRY.
Mon mari!... (Se laissant tomber sur on banc ) Je me meurs!... (Craff offre un verre de vin à lady Muskerry qui le repousse do la maiu ; ce que voyant, Craff vide le verre.)
MUSKERRY.
Ah! c’est ainsi que vous êtes a Summer-Hill, madame?
LADY MUSKERRY, se levant.
Ahl c’est ainsi que vous êtes en Irlande, milord ?
MUSKERRY, à Rochester en tirant son épie.
Val va! tu ne te vanteras pas de m’avoir bafoué, infâme charlatan I... et je vais...
ROCHESTER, se sauvant en agitant la cloche à tour de bras.
Au secours!... au meurtre!... à l’aide!.. .
CRAFF, courant après Rochester.
Arrière Molocht-.. (Rochester s’élance sur l’escalier et gagne la galerie. — Craff, un tabouret à la main s’élance sur l'escaligr après Rochester et barre le passage à Muskerry. — Brook , Peters et les buveurs se précipitent en scène.)
BROOK
Qu‘y a-t-il?... qu’est ce que c’est?...
ROCHESTER, sur la galerie.
C’est un mari enchanté de retrouver sa femme, pardieu I
(On rit. ) t
MUSKERRY.
Scélérat!... (Brook cherche h contenir Muskerry.)
' PETERS, reconnaissant lady Muskerry.
Encore elle !...
LADY MUSKERRY, apercevant Peters et courant h lui.
Ahl... Jacob Hall !... sauvez-moi !...
PETERS
Non !... je me sauve!... (Il s’esqnive et disparait.)
MUSKERRY, cherchant h se dégager de l’étreinte de Brook.
Laissez, laissez-moi payer à maître Cornélius le prix de scs services!...
ROCHESTER, se débarrassant de sa barbe et de sa robe de médecin, et jeiantle tout au nez de Muskerry.
Tiens!... acharne-loi donc sur ses dépouilles, cannibale! c’est tout ce qu’il en reste !... au diable la médecine, et vive