‹ La fille mal élevéeChapitre 21 sur 34 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

FANNY, carhée, RAYMOND d'aôord , puh DESORIMES, ANNETTE, ÎMA- DAMEDEPRANGEY, LÉONIE, BER- TRAND, LES Domestiques.

RAYMOXD , arrioant virement et se relotirnant vers la chevalel. A voix basse et rapidement. Monsieur, je suis parvenu à les éloigner... ne perdez pas un moment... vite, dans le corridor, et montez deux étages... ( Il i>a au chevalet, et voit Faniiy.) Ah!....

(Il recule en mettant la main sur son front, comme un homme e'tourdi d'un coup imprévu. Bruit

au dehors.)

DESORMES , en dehors. Avancez donc , poltrons que vous êtes... ( A Raymond , en entrant. ) Il n'y a rien , n'est-ce pas , Raymond ?

R.\YMOND , se mettant devant Fanny.

Rien, monsieur... absolument rien.

DESORMES, voyant Faimy. Fanny!

allons, elle aussi, qui vient à la poursuite des voleurs.

FAWY , tiemhlanle. .T'ai entendu beaucoup de bruit j'ai été si effrayée je

me suis levée Qu'y a-t-il donc, mon

oncle ?

DESORMES. Rien, rien , mon enfant.

RAYMO\D, vivement, et à part. Elle feint de l'ignorer... Ali 1 de la fausseté !

MADAME DE PRANGEY , entr'uiivrant la porte. ]Mon frère...

DESORMES. Madame de Prangey, maintenant.

MADAME DE PRAXGEY. S'il cst jeune, je demande qu'on ne lui fasse pas de mal ici. . . il peut se corriger.

DESORMES. A qui ?

MADAME DE l'RANGEY. Au brigand.

DESORMES. Soyez tranquille , mon excellente sœur... on ne lui en léra pas , sur ma parole. {Hnt.) Ah ! ah ! ah !

LÉO.ME, fiaraissanl it son tour. Qu'est-ce donc? que s'est-il donc passé.'

DESORMES. Léonie! il ne manque

plus personne alors, tant mieux.... j'en

profiterai , pour donner à tout le inonde l'ordre d'aller se coucher.

MADAME DE PRANGEY. Mais, mon frère, me dircz-vous au moins ce que cela signifie?

DESORMES. Cela signifie que je ne prêterai plus mon fusil à .U.Bertrand... Allons, qu'on m'obéisse... bonne nuit.

(Il sort avec tous les domestiques.)

MADAME DE PRA^GEY. Bonne nuit

Dieu sait comment je vais la passer après

une telle agitation mes nerfs sont déjà

dans un état [A Léonie et à Fanny. )

Allons , rentrez , mesdemoiselles.

LÉo.\iE. Oui, ma mère, sans doute, je rentre.

(Elle rentre dans sa chambre.) F.\X\Y, obéissant lentement . A part. Mais comment faire, moi, maintenant? oh!

Iiien , tout à l'heure , j'irai chez Léonie.... voiiïi tout.

( Au moment où iM™^ de Prane;ey renirc dans sa chambre , Aiinctte s'approclie tl'cllc et lui dît lout bas :)

A\XETTE. IMadame, j'aurai demain quelque diose à vous dire.

MADAME DE PRA\GEY. Demain I... tout de suite.

FAXXV , il part. Ils ne l'ont pas trouve toujours.

MADAME PRAXGEY fait entrer Annette , puis elle se retourne pour dire à Fanny. Allons donc... allons donc, Fanny.

lAXXY semble se disposer ii rentrer; mais ausiitôt que iM"" de Prangey a fermé sa jjorte , elle tourne la clef de sa chambre , et

va frapper ii la porte de Léonie. Léonie

Léonie c'est moi ah! mon Dieu!

est-ce qu'elle aurait le courage de me

la

là

Léo

(Elle continue à frapjier et à appeler pendant ([uc le rideau baisse. ;

ris DU pnCMILIl ACTE.

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