‹ La fille sauvageChapitre 88 sur 100 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

MARIEj les yeux étincelants

Lui !... Ah maraud !... C’est toi qui voulais me passer une corde au cou et me promener à travers les villages pour quêter des œufs et des fruits ! (La

main de Marie s’abat comme une serre sur la nuque du bûcheron, qu’elle traîne, plié en deux et plus mort que vif, devant Kigérik.) Regarde-

moi ce chien !... Je le sens qui tremble de peur sous mes doigts ! Allons, houste ! (Elle lâche le bûcheron qui, rapide comme l’éclair, détale et disparaît tandis que Marie, secouant ses

doigts :) Aïe ! j’ai serré trop fort ! J’en ai mal à la main !...

TOTILO

Vous l’avez presque étranglé!...

MARIE, riant.

C’est pour la corde qu’il me destinait !... (Un silence.) Kigérik, je désire que tout à l’heure PauLMoncel me trouve seule en cet endroit... Vous devez être pressé de causer sans témoins avec votre nouvelle épouse. Emmenez-la dans la cabane qui se trouve sur le sentier que nous suivrons au retour... Nous vous prendrons en passant.

KIGÉRIK

Donnons-nous plutôt rendez-vous au palais... (Montrant oienga.) J’ai de quoi m’occuper jusqu’au soir... Totilo, je te laisse avec la reine. (ii s’éloigne emmenant oienga.)

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