‹ La fin de l'ancien régime et les débuts de la révolution dans la généralité de Caen, 1787-1790Chapitre 74 sur 511 · L'ADMINISTRATION DE LA GÉNÉRALITÉ DE CAEN EN · texte numérisé non relu

L'ADMINISTRATION DE LA GÉNÉRALITÉ DE CAEN EN

Situation et limites de la généralité de Caen. — Ses ressources, sa population, ses charges fiscales. — Généralité et intendance : élections et subdélégations. — Le dernier intendant de Caen, Cordier de Launay : ses origines. — L'hôtel de l'Intendance et ses bureaux. — Les subdélégués : leur situation sociale et leurs attributions. — Municipalités urbaines et communautés rurales : double caractère des syndics paroissiaux.

L'Intendance ou généralité de Caen, c'est-à-dire le ressort administratif dont Caen se trouvait le chef-lieu à la fin de l'Ancien régime, était la plus occidentale des trois généralités de la Normandie (!). Elle avait pour limites : au nord et à l'ouest, la Manche ; au sud, la Bretagne (généralité de Rennes) et le Maine (généralité de Tours) ; à l'est, les généralités d'Alençon et de Rouen. Sa frontière maritime était de beaucoup la plus développée, par suite de la protubérance de la presqu'île du Cotentin. Sa frontière terrestre était une ligne irrégulièrement tracée de l'embouchure du Couesnon à celle de la Dives. Depuis Pontorson, situé sur la rive normande du Couesnon, jusqu'à Saint-Cyr du Bailleul, vers la source de la Sélune, la limite qui sépare actuellement le département de la Manche de ses voisins bretons ou manceaux était déjà celle de l'ancienne généralité de Caen. De ce point jusqu'à l'embouchure delà Dives, la ligne de démarcation

(1) Un historien russe, M. Ardaschefï, dans son ouvrage sur l'Administration provinciale de la France à la fin de l'ancien régime (édition russe, tome I, p. 167), propose de désigner exclusivement par le terme d'intendance, la circonscription administrative confiée à un intendant, la généralité étant, au sens strict du mot, le ressort fiscal de l'ancien Bureau des finances, et ces deux ressorts ayant parfois une étendue et des limites différentes. Comme intendance et généralité de Caen coïncidaient exactement, j'ai cru pouvoir conserver l'expression de généralité, communément adoptée jusqu'ici, et d'ailleurs couramment employée dans la langue officielle du xvni" siècle. Sur ce sujet, voir A. Brette, Les limites et /es divisions territoriales de la France en 1789, p. 109-U4.

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