OLIVARIUS
» Sera vu avec une armée forte de quarante-neuf fois vingtmille hommes piétons armés, qui porteront armes et cornets de fer. Il aura sept fois sept fois sept mille chevaux montés d’hommes qui porteront, plus que les premiers, grande épée on lance et corps d’airain. Il aura sept fois sept fois deux mille hommes qui feront jouer machines terribles, et vomiront et soufre et feu et mort. La toute suppute de son armée sera de quarante-neuf fois vingt mille hommes.
» Portera à dextre main un aigle, signe de la victoire à guerroyer.
» Donnera maints pays aux nations, et à chacun paix.
» S’en viendra dans la grande ville, ordonnant force grandes choses : édifices, ponts, ports de mer, aqueducs, canaux; fera à lui tout seul, par grandes richesses, autant qu’un Romain, et tout dans la domination des Gaules .
» Aura femmes deux.
» Et fils un seul. S’en ira guerroyant jusqu’où se croisent les lignes longitude et latitude, cinquante-, cinq mois. Là, ses ennemis brûleront par feu la grande ville, et lui y entrera et sortira avec siens de dessous cendres, force ruines; et les siens, n’ayant plus pain ni eau, par grande et décime froidure, qui seront si malencontreux, que les deux tierce s parties de son armée périront, et en plus par demie l’autre, lui n’étant plus dans sa domination.
» Lo rs le grand homme, abandonné, trahi par les
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siens amis, pourchassé à son tour par grande perte jusque dans sa propre ville, par grande population européenne. A la sienne place seront mis les rois du vieil sang de la Cape.
» Lui, contraint à l’exil dans la mer dont est venu si jeune, et proche de son natal lieu, y demeurant par onze lunes avec quelques-uns des siens, vrais amis et soldats, qui n’étant plus que sept fois sept fois sept fois deux fois de nombre. Aussitôt les onze lunes parachevées, que lui et les siens prendre navire et venir mettre pied sur terre celtegauloise.
« Et lui cheminera vers la grande ville où s’être assis le roi du vieil sang de la Cape, qui se lève, fuit, emportant avec lui ornements royaux; pose chose en son ancienne domination; donne aux peuples force lois admirables.
»> Ains, déchassé de nouveau par trinité population européenne, après trois lunes et tiers de lune, est remis à la sienne place le roi du vieil sang de la Cape. Et lui, cru mort par ses peuples soldats, qui, dans ce temps, garderont pénates contre leur cœur.
» Les Celtes et les Gaulois comme tigres et loups s’entre-dévoreront. Le sang du viel roi de la Cape sera le jouet de noires trahisons. Les malencontreux seront déçus, et par fer et par feu seront occis : le lis maintenu; mais les derniers rameaux du viel sang seront encore menacés.
» Ains guerroyeront entre eux.
» Lors un jeune guerrier cheminera vers la grande
ville; il portera lion et coq sur son armure 1 . Ains
la lance lui sera donnée par grand prince d’Orient.
» Il sera secondé merveilleusement par peuples guerriers de la Gaule Belgique qui se reuniront aux Parisiens pour trancher troubles, réunir soldats, et les couvrir tous de rameaux d’olivier.
« Guerroyant encore avec tant de gloire sept lois sept lunes, que trinité population européenne par grande crainte et cris et pleurs, offrent leurs fils en otages, et ployent sous les lois saines, justes et aimées de tous.
» Ains paix durant vingt-cinq lunes.
>> Dans Lutetia, la Seine rougie par sang (suite de combats à outrance), étendra son lit par ruine et mortalité. Séditions nouvelles de malencontreux maillot in s .
>> Ains seront pourchassés du palais des rois par l’homme valeureux ; et par après les immenses Gaules déclarées par toutes les nations grande et mère nation. Et lui sauvant les anciens restes échappés du vieux sang de la Cape, règle les destinées du monde, se fait conseil souverain de toute nation et de tout peuple; pose base de fruit sans fin, et meurt. »
1 Une chose assez extraordinaire, c’est que les architectes de la colonne de Juillet, élevée sur la place de la Bastille, ont choisi pour ornements symboliques de ce monument le coq et le lion .