PAR LE SIEUR DU PAVILLON
Nous ne citerons de cette réfutation qu’un seul passage, celui qui est relatif à la révolution française. L’événement a prouvé que Nostradamus, Turrel, Roussat, avaient raison contre leur violent critique; je dis violent, parce qu’il jugeait les astrologues dignes du feu.
« N’est-il pas étrange, s’écrie du Pavillon 2 , qu’en » l’an 1555 on nous menace de n’avoir plus que » 235 ans à exister comme nous sommes, c’est-à- » dire jusque vers l’an 1790? Ce sont là des choses » qui font trembler les pusillanimes d’une terrible » crainte future, et les plongent en flots et troubles » d’ennuyeuses passions. Cependant cet événement, » dont ils se tourmentent, ne peut arriver que vers » l’an 1789, suivi de dix révolutions saturnales . Ils » calculent aussi que vingt-cinq ans après, en 1814, o cette révolution s’arrêtera; et, néanmoins, ils » font un doute merveilleux si ce monde pourra « durer. »
1 Les Contredicts du seigneur du Pauillon les Lorriz , ou Fausses et abusives prophéties de Nostradamus et aultres astrologues , 1560, Paris, in-12, chez PAngelier. — Voyez Bibliothèque de l’Arsenal (9543); Bibliothèque royale (V. 2414).
2 Feuillet 3.