‹ La fin des temps confirmée par des prophéties authentiquesChapitre 65 sur 66 · D’UNE ANCIENNE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

D’UNE ANCIENNE RELIGIEUSE

Une ancienne religieuse, morte depuis peu en

La religieuse.

teui de sainteté, trouva au sein d’une respectable Tableau des trois époques , Paris, 1829 .

famille un asile contre la fureur des tyrans de 1793, qui, après l’avoir chassée de sa communauté, la faisaient rechercher pour la mettre, comme tant d’autres, au nombre de leurs victimes. Là, elle tomba dans une maladie de langueur qui, au bout de six mois, fit désespérer de sa vie. Un médecin, républicain modéré, lui donnait secrètement ses soins. Dans une de ses dernières visites, la malade lui ayant dit :

« Guérissez-moi donc, monsieur le médecin », il lui répondit brusquement: « Nous ne sommes plus dans le temps où les apôtres faisaient des miracles. » Après cette réponse, il dit en particulier aux inaitres de la maison : « Dans vingt-quatre heures votre religieuse n’existera plus. » Lorsqu’il se fut retiré, la religieuse mit sur sa poitrine un sacré cœur, et dormit d’un profond sommeil pendant deux heures. S’étant réveillée, elle dit à sa garde : « Je suis guérie; je vais me lever. » Effrayée en pensant que ce langage, qu’elle regardait comme un dernier effort de la nature, annonçait une mort prochaine, sa garde courut en prévenir les maîtres, qui, s’étant rendus avec empressement dans la chambre de cette religieuse, la trouvèrent en parfaite santé. Frappés du plus grand étonnement, ils en croyaient à peine leurs yeux et leurs oreilles*, mais leur conviction fut pleine et entière quand ils la virent se mettre de suite à table avec eux et manger comme si elle n eût jamais été malade. L’étonnement du médecin fut encore plus grand, lorsque, venant le lendemain dans la persuasion que sa malade était morte ou

près de mourir, il la trouva parfaitement rétablie. Le règne de la terreur ayant cessé, cette religieuse passa dans un autre département, où elle fut appelée pour aider à fonder un établissement en faveur des pauvres infirmes. Pendant qu’elle s’occupait à

Elle s’occupait à cette bonne œuvre.

cette bonne œuvre, il survint à la généreuse dame qui lui avait donné l’hospitalité pendant plusieurs années un sujet de peine d’autant plus accablant quelle ne pouvait le faire connaître à personne. Peu de temps après, elle reçut une lettre de sa religieuse, qui lui disait : « Je suis bien étonnée, madame, d’après l’étroite et sainte amitié qui existe entre nous, que vous n’ayez pas soulagé votre cœur en me faisant part de la peine qui vous accable; mais le bon Dieu m’a fait connaître ce que vous avez voulu me

UNE ANCIENNE RELIGIEUSE, cacher... » A la lecture de cette lettre, la respectable dame fut convaincue que cette connaissance de son chagrin, dont elle n’avait fait part à qui que ce fût au monde, était surnaturelle, et se rappelant la guérison miraculeuse qu’elle avait vue de ses yeux, elle fut plus persuadée que jamais de la sainteté de cette religieuse. Voilà les faits qui peuvent inspirer de la confiance en cette religieuse, dont on va lire les prédictions. Sa première est du 6 janvier 1815’, elle annonçait les Cent-jours. « Pendant que je priais, dit la religieuse, pour le parfait rétablissement de la religion et de la légitimité en France, il me fut dit : « La France n’a pas reconnu le bienfait que je lui ai » accordé en la délivrant de l’anarchie et de la ty- » rannie; au lieu de me témoigner sa reconnais- » sance, elle m’outrage; je vais encore la châtier en « permettant que le vautour de l'Europe y rentre. »

« Seigneurj ni écriai-je, tout est perdu si Bonaparte rentre en France . » 11 me fut dit : « Il n’y restera pas «longtemps : j’armerai l’Europe contre lui, la » France sera cernée comme une ville qu’on assiège,

» et avant six mois les Bourbons remonteront sur le « trône de leurs pères... » Cette prédiction s’est accomplie à la lettre, comme tout le monde sait. La seconde prédiction regarde les événements futurs, et voici ce que dit cette religieuse : « Le dimanche d’avant la Toussaint 1816, je faisais mon oraison sur l’instabilité du cœur humain... Je fus tout à coup frappée d’objets horribles... Je vis des personnes de tous les états qui se livraient à des désordres af-

LA FfN DES TEMPS.

freux... Il me fut dit : « Tu vois les crimes qu’on » commet; et qui retient mon bras vengeur 1 ?... Je D vais donc encore frapper la France pour le boh- » heur des uns et le malheur des autres. » « Je vis dans ce moment un gros nuage qui était si noir, que j’en fus épouvantée; il couvrit toute la France, et dans ce nuage, j’entendis des voix confuses qui criaient, les unes : « Vive la république! « les autres : « Vive Napoléon ! » les autres : « Vive la reli- » gion et le grand monarque que Dieu nous garde ! » En même temps il se donna un grand combat, mais si violent, qu’on n’en avait jamais vu un semblable; le sang coulait comme quand la pluie tombe bien fort, surtout depuis le Midi jusqu’au Nord, car l’Ouest me parut plus tranquille. Les méchants voulaient exterminer tous les ministres de la religion de Jésus-Christ et tous les amis de la légitimité. Ils en avaient fait périr un grand nombre, et criaient déjà victoire, lorsque tout à coup les bons furent ranimés par un secours d’en haut, et les méchants furent défaits et confondus... Le temps de tous ces bouleversements ne sera pas de plus de trois mois, et celui de la grande crise où les bons triompheront ne sera que d’un moment. Quand les méchants auront répandu une très-grande quantité de mauvais livres, ces événements seront proches. Aussitôt après qu’ils seront arrivés, tout rentrera dans l’ordre, et

1 Je passe sous silence une partie de cette prédiction; le temps de la publier n’est pas encore venu.

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