‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 180 sur 248 · Ibid., p. ii'N · texte numérisé non relu

Ibid., p. ii'N

donc dos sujets de tableaux plus grands, plus sublimes que ceux-là ' ! » — Et Maurice se fit une tète de Christ malgré son costume d'Agamemnon : la ressemblance était si frappante que ses camarades voulaient l'appeler Jésus-Chrisl '. Ce sont là peut-être îles enfantillages; mais y a-l-il bien loin de cette vague religiosité d'artiste à celle que va faire triompher Chateaubriand? En tout r;is, ce qu'il est intéressant de constater, c'est que chez les primitif*, comme chez David, il n'y a d'antique que la l'orme. En réalité et d'une façon plus ou moins consciente, ils tendent au romantisme : ils exagèrent à la fois le dilettantisme antiquisant et la modernité du maître 3.

Mais ce n'est pas seulement sur la peinture et les artistes que s'exerça la dictature de David. Tout ce qui touche à l'art, — ameublement, costume, décoration, — tout cela est profondément marqué à l'empreinte de son style. La réforme du mobilier était depuis longtemps commencée ; mais. grAce à sa peinture, elle s'accentue dans le sens de la lourdeur et de l'austérité : cette table massive recouverte d'un tapis

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