Tahleatix tirés d'Homère et de Virgile
leur fatuité, avaient cru devoir prendre les conseils des artistes, ils le pouvaient alors plus que jamais. Sans parler des relations qui pouvaient se nouer au liasard des rencontres dans la vie mondaine, il y avait un salon à Paris, celui de M™® Geofîrin, où une fois par semaine artistes et gens de lettres se trouvaient réunis : tous les lundis *, Marmontel, Diderot, Caylus, dînaient avec Boucher , Latour , Vernet , Vanloo, Lemoyne. Diderot aura bientôt des relations suivies avec Gochin et Falconnet, avec Greuze, qu'il appelle « son homme », — on peut dire avec tout ce qui compte alors comme peintres, sculpteurs ou graveurs. A mesure qu'il se rendra compte des diiTérentes parties de la technique de l'art et de leurs difficultés, il recherchera davantage la société et les leçons deè gens du métier. Autour de lui, il en est un peu de même pour tous ceux qui se sont improvisés Critiques d'art. L'espèce pullule : c'est l'abbé Leblanc, La Font de Saint- Yenne, Bachaumont, l'ex-jésuitô Laugier, pour ne parier que des plus considérables *. Au-dessous d'eux s'agite toute une tourbe de critiques minuscules, race hargneuse et méchante, qui cherche avant tout le scandale : à propos de l'exposition de 1753, Grimm disait : « Le salon n'était pas sitôt ouvert, que les peintres se sont vus accablés de brochures. Cette licence est d'autant plus odieuse qu'elle fait une impression singulière sur les artistes, qu'elle décourage. S'il y a une occasion où il faille gêner la liberté de la presse, ce serait sans doute dans le cas