‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 191 sur 250 · Cité par Picavet, les Idéologues, p · texte numérisé non relu

Cité par Picavet, les Idéologues, p

LA LITTERATURE DU DIRECTOIRE ET DE L EMPIRE. 32b

(•('lébror solennellement l'alliance auguste qui se l'onde... et rctalilir l'usage de la langue latine, qu'il sied peut-être de parler quand nos lois et nos armes s'étendent au loin », les professeurs de rhétorique furent invités à prononcer le i"' jeudi du mois de juin un discours latin sur le mariage de Sa Majesté l'Empereur et Roi avec S. A. I. et R. l'archiduchesse Marie-Louise. Luce de Lancival obtint le prix '. Ce fui son chant du cygne : la médaille d'or et la couronne furent déposées sur son lit de mort.

La critique, autant qu'elle le peut, encourage ce retour à Tancienne culture, et cela avec des arrièrepensées non moins réactionnaires. Dans ses articles du Journal de l'Empire signés modestement d'un Q, Boissonade lui-même est visiblement préoccupé de redresser les erreurs des philosophes du xviii'' siècle sur tout ce qui touche aux littératures antiques. Il n'épargne pas même Voltaire, mais c'est La Harpe surtout qui est sa bcte noire : il le réfute et lui fait la leçon chaque fois qu'il en trouve l'occasion -. C'est dans le même esprit — mais avec le pédantismc et létroitesse en plus — que sont conçus les articles de Geolïroy dans le même journal. Il rejette toutes les innovations dramatiques de Voltaire et en général il condamne la littérature du xviii^ siècle tout entière : Montesquieu et J.-B. Rousseau « sont du siècle de Louis XIV; il ne reste au xviii'' que Buffon et Jean- Jacques : Buffon qui a déplacé l'éloquence pour la transporter dans une science où elle est inutile et tout à fait étrangère; Jean-Jacques qui a })rostitué cette môme éloquence à des romans de métai)hysique -^ ».

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