‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 217 sur 250 · Jteyssié. op cit., p. i:;(i · texte numérisé non relu

Jteyssié. op cit., p. i:;(i

sont pas neuves : ce soiil les classiques étrangers déjà consacrés par le xviu" siècle ; c'est le Tasse et l'Arioste, c'est Pope, DrydcMi, Milton, Young, Fieldiiig et HicHardson; Byron et Shakespeare ne viendront que plus tard, et encore il parlera de traduire celui-ci dans la langue de Racine, ce tjui ifoliVe pas un grand S(mis '. — Hugo, avec un goût inlininient plus sûr et une érudition littéraire autrement complèle, en est à peu i)i'ès au même i)oint. 11 faudrait pouvoir consulter tous les articles qu'il a doiuiés au Conservateur littéraire de 1819 à 1821 -. Mais il en a reproduit cjuekjues-uns dans Littéralure et philofiO[)hie wclecs et, si remaniés qu'ils soient, il est encore possible d'y retrouver un Hugo classique, eu tout cas très différent de celui (ju'on connaît. On voit déjà qu'il est content d'étaler son érudition, ce qui deviendra une de ses manies. Il juge avec indulgence une traduction d'Homère, qu'il compare aux traductions précédentes, et gravement il engage l'auteur à jyroscrirc « ces faux ornements que réprouvent également le goût français et la gravité sévère de la muse grecque -^ » ; ce sont les expressions mêmes de la critique traditionnelle : rien de plus sage et de plus mesuré. 11 a des éloges pour l'abbé Delille, auquel il consacre un article : il célèbre « l'élégance et l'harmonie de son style »; à propos de sa traduction du Paradis perdu, il le loue « d'avoir changé le sauvage mécontentement qu'Adam témoigne à Eve, dans Milton, (m une tendre commisération d, et il ajoute : « Cette idée heureuse prouve que Delille connaissait [)arfaiteinent

1. " Il faut (lu Shakespeare écrit par Racine. » Correspondance, I, p. 31'J.

2. Les colleclions complètes en sont devenues extrêmement rares et, ])our la plupart de nos citations, nous avons ( u nous réfi'ivr ;uix extraits i[u'en donne M. lUre dans V. Hurjo avant 18SU.

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