‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 235 sur 250 · Souvenirs et indiscrétions, p, 139 cl suiv · texte numérisé non relu

Souvenirs et indiscrétions, p, 139 cl suiv

■j. Article sur .\pollonius de Mxodes, Portraits contemporains, V, p. 359; — sur Kuphurion, ibid., p. 445; — sur Théocritc, l'ortraits littéraires, III, p. 3; — sur les |trétenlions de Sainlebeuve comme philologue, voir aussi la préface de l'édition de VOdyssée, par A. i'ierron {ad finem).

cercle d'amis choisis, la servante accorte et empressée. Tout un éi^icuréisme bourgeois sentant le lettré de l'ancien temps et le vieux garçon. De là ses sympathies et même son admiration pour Horace et pour Déranger'.

Faut-il donc s'étonner que, — romantique à son heure, — il ait si mal compris le romantisme et que lui, critique, il n'ait pas su diriger ni conseiller ses amis ■-? En réalité, il n'était pas d'avec eux et la rupture était inévitable. Ce qu'il voyait dans le romantisme, c'en était presque uniquement la sentimentalité élégiaque ^. ce qui n'était qu'un caractère très superficiel. Qu'on ajoute à cela ces curiosités de dilettante, dont nous parlions tout à l'heure, et cette note macal)re qu'on retrouvera plus tard chez Baudelaire *. Mais encore une fois, c'est la nuance élégiaque qui domine. Il n'est pas bien sûr que, dans son for intérieur, il n'ait préféré M""*^^ Tastu et Desbordes-Valmore à Musset et à Lamartine lui-même. Comment, avec des goiUs comme ceux-là, aider, par exemple, Hugo à débrouiller ce qu'il y avait de confus, mais aussi de puissant et de fécond dans la préface de CromivelVl Et, de son côté, il n'a pas lancé une seule idée vraiment forte et neuve, vraiment riche d'avenir. Plus tard encore, quand le classique qu'il était aura définitivement triomphé en lui, il s'établira dans le contresens perpétuel de son temps, il fera cause commune avec les Nisard et les Saint-Marc-Girardin, il prêchera

1. Il appelle Béranger • notre grand Déranger » {Pensées de Joseph Delorme, p. 156). Voir, entre autres, l'article élogieux qu'il lui consacTi^ Nouveaux liiticlis, l. I, p. 119.

2. C'est une renianiue qui a déjà été faite par A. Michiels dans son curieux livre : Histoire des idées littéraires au XIX° siècle et de leurs origines dans les siècles antérieurs.

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