‹ La fin du Moyen Empire egyptien; étude sur les monuments et l'histoire de la période comprise entre la 12e et la 18e dynastieChapitre 93 sur 113 · Chapitre II. La royauté des A pop i et les Asiatique s en Egypte · texte numérisé non relu

Chapitre II. La royauté des A pop i et les Asiatique s en Egypte

iknenre Apopi. — Les statues de Mermashaou usurpées à Tauis , les sphinx de Tanis, 167-170. La table d'offrandes de Sit do Ha-ouarit, 170-171 ;Sit de Ha-ouarit à Tanis et ailleurs dans le Delta jusqu'à l'époque ramesside, 171-172; essais de localisation de Ha-ouarit (Avaris), 172-173 (voir plus haut, i3i-i32) ; Sit dieu de Tanis jusqu'à l'époque ramesside, 173-174.

Aousirre Apopi. — Monuments ; constructions àGehelein ; caractéristiques épigraphiques, 176-175.

Nibkhopesh (?)re Apopi. — Trouvé en compagnie de plusieurs personnages asiatiques à Saqqarah, 170-176.

Monuments au nom d1 ipopi indéterminés, à Bu lias le principalement , 176-177.

Autres rois de la famille .l-[A]-re. — Asahre de Tanis, Alchure, Ahotepre, Anoutirre{V>, 177-178.

Sourirenre Khian. — Détails épigraphiques analogues à ceux d'Àousirre, 178-179. La statue usurpée à Bubaste, le bloc de Gebelein, les petits monuments de Crète, de Palestine et d'Egypte, 179- 180. Le titre hik khasitou ( Ryksôsf), apparentant le roi avec les premiers Asiatiques arrivés en Egypte, 181-182; anciennes discussions sur la rencontre de ce litre de chef bédouin, et dun nom exotique, avec le fait de la loyauté en Egypte, 182-183. En réalité il y a peut-être plusieurs khian, mais voisins et apparentés, i83-i86. Autour de Khian et des Apopi, tout un groupe d'Asiatiques, 1 8A.

Iakeb-her. — Autre Sémite évident; ses scarabées; son nom solaire Merousirre, 18&-1 86. lakeb tout court, 186-187. Iakeb-er, avec Isheper (Jacob et Joseph), aux listes géographiques palestiniennes du Nouvel Empire, 187-188; le Jacob chananéen d'après la tradition biblique, où l'on retrouve un Jacob pré-israélite que les conquérants Israélites s'étaient approprié, 188-190. A l'époque des premières rédactions bibliques, si l'écrivain judéeu a eu connaissance de traditions égyptiennes touchant d'anciens princes Jacob, cela a pu contribuer à entraîner en Egypte les patriarches de la légende nationale, 190-191.

Aura (/*). — Scarabées portant les combinaisons de cette catégorie'2 , particularités du type, 191-193.

l,) Plus exactement A-m-noutir-re , souvent i-m-mutir , n'est pas un nom pharaonique véritable; voir plus loin, 788-790.

(î> Anva n'est pas en réalité un nom propre; voir plus loin, a5i et surlout 739-761.

[litres personnage» du groupe. — Scarabées de Matabré, de Sftos&i, de Skhaenre, i * » 3 - 1 9/1 ; des princes Ouazed et Sew//, de la reine Ouazit, de la reine 7toufi ' , d'autres personnages encore, 1 9^-1 y5.

Vehsi, — Scarabées, colosse usurpé à Tell-Mokdam , monument de Tanis, 195-6.

Chapitre 111. Conditions historiques du groupe des Apopt-Khioit ri histoire de lu restauration égyptienne.

Deux catégories de personnages princiers : les Apnpi . avec Sousirenre Khian et Nehsi, qui sont des Pharaons véritables dans le Delta, et d'autre part les Bédouins des scarabées, les Iakeb ou Iakeb-her. certains Khian et d'autres ; les deux séries ont des points de contact ensemble, 197-198. Leur titre de Roi du Nord, 199. Les Asiatiques entrèrent et s'installèrent comme alliés des Pharaons de Tanis, 199.

Organisation historique des événements; on a toujours considéré les Apopi comme postérieurs à la royauté thébaine des Sebekhotep, et cela est justifié , tant par le témoignage de la vieille histoire thébaine analysée précédemment (Apopi et Skenenre en guerre ensemble, voir iû5-iAo), que par les analogies des noms solaires des Apopi et Khian avec ceux de la famille de Skenenre Tiouà, 200-202. L'empire de Sousirenre Khian et d'Aousirre Apopi est donc immédiatement antérieur àla reconquête thébaine du temps de Tiouâ, 2o3. La date qui en résulte pour les Apopi et leurs contemporains asiatiques w, 2o3 ; la possibilité d'une relation entre l'immigration de ces Asiatiques en Egypte et la grande invasion des Hébreux sur le plateau égypto-syrien (d'après les plus anciennes dates relatives aux Hébreux, notamment aux Edomites, dans les documents hiéroglyphiques et les vestiges conservés par la Bible), à quoi il faudrait encore rattacher un mouvement intermédiaire, celui de l'installation des Pré-israélites en Gosen, non en Egypte même, mais sur la lisière, 2o3-2o5.

l> Le classement de ces divers personnages sera précisé plus loin. De manière plus générale, il se différenciera, a l'étude des M-aial>eos - li yksôs- cl des \[><>pi, plusieurs périodes : voir -»34-25a, aoitmjOMnJ »44-a45, puis yao- -'■'<<> ci 7<|-'; voir dès lors, pour ce «pii concerne Matabre, 7111 ; pour Skaenre, 79»; pour Shettri, Ouazed, Scml et Tionti. enfin, 7 « ) ~» - - < ^ — . ''J) Il ne s;';;il ici que delà date d'ensemble ou moyenne; l'histoire de ddail

cl les périodes des onmente trhyksôsn -■• desBÎaeronl Béatement plus loin,

voir note précédente.

Les immigrés en Egypte étaient partiellement égyptisés d'avance, a 06 ; les chefs étrangers entourèrent et accaparèrent la royauté du Delta, 206-207. Les Pharaons tanites de cette série arrivèrent à régner, plus ou moins effectivement , sur le Sud, jusqu'au moment de la réaction théhaine sous les princes de la famille de Tiouà. 207. Ahmès continua la lutte et prit Avaris, où il y avait positivement des \siatiques, 207-208.

Le règne des Asiatiques en Basse-Egypte et leur suzeraineté temporaire sur le Sud, dans le souvenir des Thébains: il y dominait l'épisode final de la prise d' Avaris, à côté des récits de guerre des Apopi contre les prédécesseurs d'Ahmès, 209-210. La forme primitive de l'histoire d'Apopi contre Skeneure , avec Apopi séihint, par quoi l'élaboration du conte se réfère au temps delà X\ dynastie, 210; mais Sit, authentiquement, est un ancien dieu de la Basse-Egypte, non une introduction des Asiatiques, comme on a voulu le comprendre, an. La mise eu relation , dès la XX' dynastie , à'Âpopi avec Avaris, qui entraine Apopi à être confondu avec les Asiatiques, et Aairis à devenir le théâtre de la lutte tout entière. 212. Ces unilications sont consommées dans les formes de l'histoire qui parviennent aux Judéoalexandrins. <'t dont on fait des versions de l'Exode, 210. Sous le vêtement de la relation grecque ainsi obtenue, sauvée pour nous par Manéthou. puis par Josèphe. les confusions traditionnelles ont inlluencé de manière très nuisible le travail historique des modernes, 21 3- 21 5.

Études et notes complémentaires.

I. Sur l'histoire des étrangers dans Avaris et du roi sauveur.

A. Le texte d'Hatshopsitou. — (Voir plus haut, 37-38.) Rectification de la traduction, n'atteignant point les considérations précédemment développées . 9 1 7-2 1 8.

B. L'histoire d'Avarié hostile au temps d'un roi Kunies. — La tablette Carnarvon, la titulature d'un roi Kamès différent de celui des monuments. 218-220. Le texte : discours du roi comportant un tableau de désolation et le récit du rétablissement de l'ordre, 220-222 : cela est semblable aux proclamations triomphales du genre ordinaire, avec intervention, en outre, de détails historiques précis. 222-223. Le document n'est point un acte officiel du roi nommé, mais une compo-

sition postérieure, un roman delà XVIII1 dynastie, 226: son plus proche aualogue est 1»' roman d'Apopi »'l de Skenenre dans la forme complexe de Sallier 1. 220-226.

II. Quelques monuments et titutatures royales, [éditions bibliographiques et documentaires.

\. Un scarabée du roi Khian, à Leyde, d'un des types enregistrés plus haul (180) ', -226-227.

B. Un nouveau monument d'Aknenre [popi. — (\oir plus haut, 167-1 71.) Inscription sur un vase en granité, 227.

C. Lu palette du scribe I tou . officier d'Aousirre ipopi. — ( Voir plus haut. 176.) Précisions complémentaires, 227-228.

I). /.c rot Souahenre Senbmaiou. — Les deux noms de cartouches. jusqu'ici rencontrés séparément ~ (voir notamment plus haut. 168-159), appartiennent à on même roi, 228-229. Ses voisins Souazenre et Nofirkare et leurs noms de deuxième cartouche (voir plus haut, 107), 229.

K. Les noms de deuxième cartouche de Ouazlchopirre, — Objets portant les cartouches Ouazkhopirre Pa-hik-ken (cf. plus haut. i5a-i53) on Ouazkhopirre Pa-hik-â, certainement le même prince; mais ce personnage est-il Ouazkhopirre Kamès? 229-231.

F. Le cercueil du roi Kamès au musée du (luire. — D'où vient ce cercueil? Ce pourrait être un de ceux trouvés à Gournah par Mariette (la tombe aux bijoux), avec uw momie portant des bijoux au nom d'Ahmès, mais qui ne peu! être celle d'Ahmès lui-même, s3i.

G. Monuments île lu reine Tetishem. — (Voir plus haut, I&H-169.I

Compléments bibliographiques, •>.'!•>.

II. Monuments de Skenenre 'l'ioud. — ( Voir plus haut . l6l-l63.) Quelques additions, 282.

I. Un seul roi Skenenre Ttouâ. — Confirmation de ce qu'on a \u plus haut (i65). 233.

J. Tetoumes-Toutimiitos. — Confirmation de ce qu'on a induit plus haut (79), touchant la rencontre du m un TouUmaios de la relation manéthonienne, avec un nom royal hiéroglyphique, 333-236.

l'.n li< iili.Mviiirnt semblable à l'un des scarabées précitée, un objel de Londres qui sera mieux décrit plus loin. 793.

Erratum bibliographique à ce sujel |ilu > loin, 798-709.

III. Quelques lumières sur l'histoire des scarabées «hyksôs» et de la période « hyksôs ».

A. Quelques nouveaux .scarabées «hyksôs*. — Scarabées du type Aura et au décor symétrique complexe '' ; traits généraux du type d'Anra : symboles du Nord, particularités graphiques, 236-238.

B. Un nouveau roi tehyksés* : Nesebeh-re ou Neb-sebek-re. — Deux scarabées contemporains des précédents , portant un cartouche diflicuV à lire % 238-289.

C. Scarabées tt hylcsôsn d'un roi \e-mal-re cl d'un roi Khakhopirre . — Scarabées au cartouche Nematre, nom solaire d'Ameneirihat III, et du type d'Anra, 289-261 ; scarabées au cartouche Khakhopirre , nom solaire de Senousrit II, du type d'An ra également, 262-263. Les personnages désignés ne sont pas ces rois de la XII1 dynastie, et leurs noms ont été repris ultérieurement, car h période d'Anra ne se superpose pas à la XIIe dynastie, 263-266 ; au temps delà XII' dynastie il y avait déjà des chefs asiatiques en Egypte, mais leurs monuments sont du style du Moyen Empire, 266-265.

D. Scarabées et hyksôs n des rois de (a famille des Sebekhotep. — Khanolirre Sebekhotep et ses scarabées du Nord, du type d'Anra, fabriqués dans le Delta pour l'usage du Thébain conquérant. 265-267; ils démontrent que Y époque d'Anra est celle des Sebekhotep de Thèbes, et par suite que les Sebekhotep ne précèdent pas les Apopi de longtemps, 268; cela sera important pour les déterminations historiques,

E. Les n Hyksôs ■» Khakare Aura et \oJirabre Aura. — Petits monuments du type d'Anra portant ces deux noms solaires, 269-251. Aura ils n'est peut-être pas un nom propre ' , tôt. Khakare, nom solaire de Senousrit III, est repris de la XII' dynastie comme ceux d'Amenemhat 111 et Senousrit II vus tout à l'heure (289-263), 2Ô1-252.

IV. La chronologie des dynasties entre XIIe et À VIIIe, dans la plus ancienne forme de la tradition grecque.

On a vu plus haut (9-12) que dans le tableau d'Africain, corrigé

(1> Un grand nombre de scarabées de la même série sont reproduits et étudiés plus loin, 7.33-757.

s) On connaît un troisième scarabée portant le même cartouche ; voir plus loin, 743-763, n" i3.

Sera vu plus nettement plus loin, 7 3 y - 7 't 1 .

M. B. WtlLt. 01

d'après Manélhon en ce qui concerne la X\" dynastie, l'analyse des chiffres montre que les bi 8 ans de la \\ I' résultent de réduplications et superpositions arbitraires, et doivent simplement être enlevés; i5fi*lâé. 11 eu est exactement de même des 'iô.'î ans de la Mil', qui disparait de la même manière. l5&-t66. L'ancienne l'orme de In liadition grecque qui reste alors, avec trois dvnastie* entre la XI 1* et la XVIIIe, d'une durée totale de 5o/i ans. a55-9â(i.

Tentatives modernes de réductions chronologiques, par la combinaison de dynasties simultanées, méthode arbitraire et peu conforme à la nature des choses, !î56-ti58. Le respect de la liste d'Africain et la chronologie longue, parfois mise en accord avec la théorie des dates sothiaques, 95p,-a6o. Les dates sothiaques et la ckrmohgJB courir, réduisant à 906 ans l'intervalle entre XIIe dynastie et XM1I' ' . têo. En tout état de cause, la thmnhgis loiitntc ne peut plus se prévaloir de l'autorité mniiétlionienne, l'ancienne forme grecque à laquelle on remonte comportent des durées de beaucoup plus courtes, -.>(>i -•>(>•>.

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