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onze conseillers restants, six montèrent à Téchafaud et cinq autres échappèrent au Tribunal de sang.
Guillaume Méric de Montgazin, fils d'un conseiller à la Grand'Chambre, naquit le 12 novembre 1718, et fut admis à la Cour, le 1**' août 1739, avant d'avoir atteint sa vingt et unième année, en remplacement de P.P. de Lombrail. Le jeune conseiller était seigneur de Savères, de Montgazin, et baron de Saint-Paùl; ce dernier titre lui donnait le droit de siéger aux Etats de Foix et Tobligeôit, en même temps, h Thommage et au serment de fidélité qu'il prêta, le 6 juillet 1778, devant la Cour de Parlement, comptes, aides et finances de Navarre, assemblée ô Pau.
Méric de Montgazin avait été frappé, le 31 décembre 1788, d'une attaque de paralysie qui Tempêcha d'assister personnellement, le 27 mars suivant, à l'Assemblée de la noblesse, à laquelle il se fit représenter par son collègue d'Héliot. La Terreur survint ; le magistrat^ plus que septuagénaire, immobilisé par ses infirmités, fut compris dans les mesures contre les suspects, mis en état d'arrestation chez lui et placé sous la surveillance spéciale d'un bon sans-culotte, depuis frimaire an II jusqu'en brumaire an III. L'impossibilité absolue de le transporter fut la seule cause de son salut, ainsi que Fouquier-Tinville en fut informé, le 17 prairial an II (5 juin 1794), par son complice de Toulouse, l'accusateur public Cappelle ^
Le vieillard franchit la sinistre période des hécatombes, échappa au supplice subi par ses collègues du Parlement et mourut à Toulouse, le 13 floréal an III (2 mai 1795). Son fils épousa M"® de Gouzens-Fontaine, de Tune des plus anciennes familles du Lan-