‹ La fleur merveilleuseChapitre 113 sur 125 · ACTE QUATRIEME. I · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME. I

LE CHEVALIER, avec hauteur.

Je répondrai demain à tous les beaux parleurs... Aujourd'hui, l'on ne se battra qu'avec des fleurs!

FLORENT, s'aclressant à la foule.

Pas de fleur qui se risque encore à comparaître.^

VAN AMSTEL

Nul ne s'avance plus.^

LA VOIX DE GOBELOUSSE, clans la foule.

Si fait!

VAN AMSTEL

Qui ça?

GOBELOUSSE, apparaissant.

Mon maître!

Mouvement général de curiosité.

Allons! n'écoutez pas ce bouflon! ce valet! Puisque son maître n'est pas même inscrit!...

FLORENT

Tl l'est!

JACOB, inquiet.

Mais puisque sa tulipe admirable est détruite;'

• GOBELOUSSE, narquois, et exubérant à son habitude.

Il en a retrouvé, monsieur, une petite!...

igS LA FLEUR MERVEILLEUSE.

Il l'apporte.. . Et craignant les dangers du chemin, Encadré par sa mcre et par monsieur Romain... Moi, je marche devant... Je suis... comment dirais-je?. . Je suis à moi tout seul tous les gens du cortège! Tambour, porte-étendard, trompette sans rival... Et si l'on dit un mot, je vais être à cheval!

II désigne le côté jardin ; tout le monde regarde de ce côté, et la foule s'écarte pour laisser passer Gilbert, portant un pot de fleurs capuchonné, Régine, et Romain tenant un pistolet dans chaque main. Spéranza, que personne ne remarque, les suit et vient se dissimuler à droite, derrière la tribune, d'où elle assistera à toute la scène.

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