‹ La fleur merveilleuseChapitre 117 sur 125 · ACTE OUATIIIEME · texte numérisé non relu

ACTE OUATIIIEME

VA>" AMSTEL, deboul.

Si nouveau que ce soit, les juges sont d'accord... Je donne donc ma fdle et sa dot...

LE CHEVALIER, intervenant avec véhémence.

Pas encorl...

Ma révolte n'est pas du dépit, je l'atteste! C'est par humanité qu'ardemment je proteste!

Ces paroles provoquent un grand mouvement de surprise. RÉGINE , inquiète.

Que dit-il. '>

LE CHEVALIER, violemment, sWlressanl à Van Amstel.

Je ne puis souffrir que, pour avoir Une fleur, on oublie à ce point son devoir!

VA>- AMSTEL, interdit.

Comment.^

LE CHEVALIER, s'adressant à la foule.

Je le demande : est-il digne d'un père De marier sa fdle à ce... dément?

il a désigné (iilhert qui tressaille.

RÉGINE , hors d'elle.

Vipère !

LE CHEVALIER, à Régine.

Je souffre de percer votre cœur ulcéré. Mais justice avant tout!

S'adressant aux juges et à la foule.

jN 'est-il pas avéré, Connu de tout Harlem, publiquement notoire, Que ce garçon, depuis une amoureuse histoire. Loge un faible cerveau dans un corps languissant? Qu'il est ce que l'on nomme, enfin, un innocent?

Léger murmure de la foule qui est obligée de convenir que le chevalier dit vrai.

RÉGI>'E, affolée.

Messieurs, il ment! il ment!

LE CHEVALIER, an\ assistants.

A vous tous j'en appelle I

11 prend à témoin successivement divers spectateurs. LE TAPISSIER.

Dame, on sait qu'il n'a pas une forte cervelle..

LE GAMIN

Il ne parle jamais...

l'appre>ti.

Jamais il ne sourit...

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