‹ La fleur merveilleuseChapitre 59 sur 125 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

DE FRONVILLE.

Votre esprit se dérange !

Elle était rouge-sang!

DE LIGNEROLLE.

Elle était rougenDrange!

DE FRONVILLE.

Rouge-sang, je vous dis!

VAN A M s T E L , s'interposant .

Bon! qu'y a-t-il encor?

DE FRONVILLE.

C'est, à propos d'une tulipe, un désaccord!

VA> AMSTEL

Où donc est-elle?

DE LIO'EROLLE.

Là, sur le seuil de la grange

VAN AMSTEL, à Tun des taverniers.

Va la chercher.

!r s'éloigne en courai DE FRONVILLE, à de Lignerolle.

Rouge-sang !

De Jean...

DE LIGNEROLLE.

Rouge-orange!

io6

DE FRO^VILLE, ftlrieux.

Vous êtes le dernier des derniers des menteurs !

DE LIG>-EROLLE, même jeu.

El vous, l'ultra-dernier, monsieur, des amateurs!

DE TROTÎTILLE, hors (le lui.

Dernier des amateurs? Ça, c'est trop! Qu'on se range!

Il lire son épée.

Elle était rouge-sang!

DE LIGNEROLLE, tirant la sienne.

Elle éJait rougc-orange !

Us croisent le fer. Tôtrt le mon(fe a fait cercle. On suit le combat avec émotion. Après quelques passes d'armes rapides, de Fronrillc est touché au poignet.

DE FllOîfVILLE.

Touche !

LE TAVEBNIER, écartant la haie des spectateurs et présentant la tulipe rouge.

La voici I

DE FRON VILLE, mettant son mouchoir légèrement teint de sancr a coté (le h tulipe, et s'adressant à de Liynerolle.

Vois ce mouchoir rougissant.

Et reconnais qu'elle est de la couleur du san^!...

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