ACTE TROISIÈME
Le ilécor roprt'scntc le parloir do la maison de Régine, située aux portes de Harlem. Cotte pièce est garnie do boiseries jusqu'à hauteur d'homme, puis de cuir polychrome jusqu'au plafond; celui-ci orné df? poutres apparentes. Au plafond pend un petit lustre en cuivre de st}le hollandais. La pièce est carrelée de blanc et de noir. Au fond, à gauche, mais très visible pour tous les spectateurs, la porte par laquelle on vient du dehors. A droite de cette porte, et occupant une grande partie du mur du fond, une longue fenêtre à vitraxix plombés. Le milieu de cette fenêtre est à glissières et s'ouvre verticalement de bas en haut. Sur toute sa longueur la partie inférieure de la fenêtre est garnie de petits rideaux glissant sur des tringles, et empêchant d'apercevoir les gens qui passent. Cette porte et cette fenêtre donnent sur une rue d'un faubourg. A gauche et à droite, au premier plan, des portes qui donnent dans d'autres pièces. Au fond, à droite de la baie vitrée, un escalier en bois conduit au premier étage. Ameublement de style hollandais assez luxueux : petits meubles, étagères garnies de vases de Dolft, d'assiettes, do cuivres; tableaux accrochés au mur. A droite, au second plan, un grand bahut. Au milieu de la pièce, en face de la fenêtre, une table entourée de trois sièges. L'état de cet intérieur révèle la propreté légendaire dos ménagères hollandaises ; tout y est nettoyé, frotté, astiqué, reluisant.