‹ La fleur merveilleuseChapitre 88 sur 125 · ACTE TROISIÈME. l6l · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. l6l

Qu'un hasard pouvait seul mettre en votre pouvoir, Et voulant le guérir, vous essayez... pour voir!... Je perçois clairement quel espoir est le vôtre : Mon image n'est là que pour effacer l'autre !

RÉGINE, tendrement.

L'autre c'est le passé, vous êtes l'avenir!

Près d'un nouvel amour que pèse un souvenir ?

J'ai vu ses yeux plus gais en vous voyant paraître,

Il vous adorera... vous l'aimerez peut-être...

Il est jeune, il est riche, il est charmant à voir,

Songez-vous à l'époux que vous pourriez avoir .^

Il ne ressent pour moi que de l'amitié tendre...

RÉGINE, tendrement.

L'amour viendra, j'espère... et sans se faire attendre...

GRIET.

Mais pourtant, si jamais, madame, il ne guérit?

RÉGIXE, fermement.

Mon cœur ne permet pas ce doute à mon esprit!

GRIET.

Soit... Mais enfin, guéri, si jamais il ne m'aime.^

RÉGIXE.

Ensemble nous courrons notre chance suprême I

l62 LA FLEUR MERVEILLEUSE.

GRIET.

Vous liez mon bonheur à cet amour douteux?

RÉGI>E

Tout ce que je puis faire est de prier pour deux.

GRIET.

De quel droit usez-vous contre moi de vos armes?

RÉGINE, résolue.

•Du droit de ma souffrance et du droit de mes larmes! Sous le poids des chagrins mes bons^nstincts sont morts.

GRIET, tristement, en s'en allant.

Que Dieu n'ajoute pas aux chagrins des remords... Adieu, madame.

Elle sort.

RÉGIINE, implorante, se retournant.

Griet ! vous si bonne et si douce...

Grlet est sortie. Régine, à soi-même :

La fin justifiera le moyen...

Appelant.

Gobelousse!

Gobelousse apparaît.

Pousse tous les verrous, et jusques au concours N'ouvre à qui que ce soit les portes des deux cours !

Tranquillisée en voyant Gobelousse occupé à verrouiller la porte, elle s'en va par l'escalier du fond.

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