‹ La Flore du TemiscouataChapitre 24 sur 45 · Provancher, Abbé L-, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Provancher, Abbé L-, loc. cit., p

.f^.lTl'^P ITT Aster puniceus L.

Rivière-dii-Loup.

Aster umbellatus Mill.

Rivière-du-Loup et partout. Commune.

Atriplex patula L.

var. hastata (L.) Gray.

Rivière-du-Loup (Anse à Persi) ; Cacouna. Rivages salés, quelquefois aussi près de l'eau douce, commune. Cette Arroche peut être employée comme succédanée des épinards. Iv'efflorescence blanchâtre dont elle est recouverte s'interprète comme un dispositif destiné à réduire Pévaporation, limitation nécessitée par la résistance qu'opposent à l'absorption les liquides chargés de chlorures.

Barbarea vulgaris R. Br.

var. longisiliquosa Carion.

Rivière-du-Loup. Fernald, qui a attiré l'attention sur cette variété (i), dit qu'il ne l'a rencontrée en cette Province qu'aux environs de la ville de Québec. Elle est marquée par les caractères suivants : Siliques de 2-3 centimètres de longueur, fortement appliquées sur Paxe de l'inflorescence. Naturalisée depuis Rivièredu-Loup jusqu'au Michigan, dans le Missouri et la Virginie.

Betula alba L.

var. cordifolia (Regel.) Fernald.

Saint-Arsène (Collines de quartzite) ; île du Gros Pèlerin. La variété cordifolia paraît caractériser les stations élevées ou boréales.

I. Fernald, isl. 1,., North American Specùs of Barbareo. Rhodora XI, 139.

Botrychium virginianum (L.) Sw.

Lac Téiniscouata. Bord des bois.

Bromus ciliatus L.

Rivière-du-lyoup. Bord des chemins.

A Cakile edentula (Bigel. ) Hook. '

Cette remarquable Crucifère halophytique, dont les fruits articulés sont si curieux, est commune sur les rivages au moins depuis la Rivière-du-Loup jusqu'au Golfe. Le sable des grèves, pourtant si pauvre en matières nutritives, lui suffit. Des caractères halophytiques elle possède les suivants : succulence de la tige, carnosité, dimensions réduites des feuilles. Cette plante, bien que caractéristique de l'habitat salin, se retrouve sur les bords des Grands Lacs. Nous avons hasardé ailleurs une hypothèse au sujet de ce fait de géographie botanique (i). Il est probable qu'à l'époque Champlain, par suite de l'invasion marine, les eaux des Grands Lacs sont devenues saumâtres. Le Caquilier une fois établi a pu s'accommoder graduellement au changement de salure des eaux. On cite un fait analogue dans la série animale (2).

D'après Starr (3), le Caquilier présente les particularités anatomiques suivantes : Fettilles : couches extérieures de l'épiderme, 4 microns ; plusieurs couches de tissu palissade de chaque côté, avec une étroite bande de tissu lacuneux au centre ; tissu aquifère autour des faisceaux ; stomates sur les deux faces; tissu conducteur peu développé. Tige : épiderme épaissi, cellules extérieures de 10 microns.

Callitriche palustris L.

Lac Pratt. Commune.

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