I. Fernald & Wiegand, Rhodora, XII
au sud que la variété précédente. Type: Goose Pond Terre-Neuve, 1910.
11 est à remarquer qu'à la Rivière-du-Loup, où les deux variétés cohabitent, la première est confinée aux tourbières, habitat physiologiquement froid.
Lychnis alba Mill.
Saint-François de Whitworth. Champs cultivés. Ressemble à Silène noctiûora^ mais porte cinq styles. Introduite d'Europe.
Lycopodium annotinum L.
Saint-François de Whitworth. Commune.
Lycopodium clavatum L.
Rivière-du-Loup. Commune.
Lycopodium complanatum L.
Rivière-du-Loup; environs du lac Témiscouata. Dans ce dernier endroit, les pédoncules étaient uniformément monostachyés, rappelant la var. Webbei Haberer, qui néanmoins diffère aussi de la forme typique par ses caractères végétatifs. Bois de conifères. Peu abondante.
Lycopodium obscurum L.
Rivière-du-Loup. Commune.
Lysimachia punctata L.
Rivière-du-Loup. Pâturages. Nous avons déjà donné j
quelques notes sur cette Lysimaque nouvellement arrivée j
en cette Province et qui a dû être introduite de France à !
une date lointaine, (i) m
I. Marie-Victorin, Fr., Immigration végétale, Nat, Can., 40, 86.
Luzula campestris (L.) DC.
var. multiflora (Ehrh). Celak.
Cacouna (Fontaine-Claire). Prairie humide au bord de la mer.
Melampyrum lineare Lam.
Rivière-du-Loup. Collines de quartzite. Fréquente sur les argilites et les rochers magnésiens, ainsi que dans les tourbières. (Fernald.) Nous trouvons le Mélampyre aussi commun dans le Témiscouata que sur le gneiss laureutien. Nous avons dit ailleurs (i) que l'association Dauthonie- Mélampyre suggérait l'idée d'une symbiose possible. Cette association se rencontre encore ici et fortifie la présomption.
Mentha arvensis L.
var. glabrata (Benth.) Fernald.
Trois-Pistoles. Embouchure de la rivière. Variété boréale propre à l'Amérique et plus répandue que la forme typique.
Menyanthes trifoliata L.
Rivière-du-Loup (Anse à Persi). Prairies tourbeuses. En fleur le 9 juillet. Commune.
g Mertensia maritima (L.) S. F. Gray.
Rivière-du-IyOUp. Rivages maritimes. Assez commune dans son habitat jusque dans la Gaspésie. Bic, Pointe-au- Père, Petit-Métis, Sainte-Anne-des-Monts, Tourelle, Mont- Louis, etc. (Fernald.)
Cette Borraginacée halophytique, glabre, glauque, d'un vert bleuâtre, ne ressemble à aucune autre plante de cette famille. L'influence prépondérante de l'habitat est ici évidente.
I. Marie- Victorin, Fr., Les Galets, Bull. Soc. Géogr. Québec, Vil, 21.
Microstylis unifolia (Michx) BSP.
Ile du Gros-Pèlerin.
^ Mitella nuda L.
Rivière-du-Loup. Bois. Remplace la Mitrelle à deux feuilles qu'on ne voit pas dans le Témiscouata. La Mitrelle nue se rencontre aux environs de Montréal, mais elle y est fort rare et méconnue : Maisonneuve (Fr. Anselme).
MoUugo verticillata. L.
Lac Témiscouata.
Montia lamprosperma Cham.
Tadoussac. Rochers humides. Espèce boréale-arctique, généralement confondue avec M. fontana^ dont elle se distingue surtout par des caractères tirés de la graine. (Fig. II). Sainte-Anne des-Monts (Allen); Bic, Rivière Dartmouth. Rivière Bonaventure (Fernald).
Myosotis arvensis L.
Rivière-du-Loup. Plante introduite. Grande-Rivière, Gaspé. (Fernald.)
Myosotis laxa Lehm.
Rivière-du-Loup. Espèce indigène. Bic, Pointe-au- Père, et dans toute la Gaspésie.
i Myrica Gale L.
Rivière-du-Loup (Pointe à Persi). Ne semble pas redouter le voisinage de la mer. Commun au bord des eaux douces.
Nemopanthes mucronata (L.) Trel.
Rivière-du-Loup (Mont Pilote).
Œnothera muricata L.
Rivière-du-Loup (Anse à Persi) ; Saint-Simon (Rimouski). Déloge ici Œnothera bi^7i7tis si commune au sud de
Fig. ir. — Montia lamprospertna Cham.
la Province. Penhallow confond Œ, biennis avec CE, mîtricata et c'est pourquoi il cite la première comme très répandue sur le rivage du Témiscouata. Q£. rmcricata est l'une des espèces les mieux marquées de ce genre si polymorphe sur lequel les expériences de Hugo de Vries ont tant attiré l'attention du monde savant.
Mgr Léveillé, dans sa monographie du genre Œnothera^ fait rentrer Œ. miiricata avec plusieurs autres dans la " race " biefinis d'une espère globale : Œ- communis Léveillé, laquelle se trouve à inclure ainsi : Œ. biennis^ Œ. niuricata^ Œ> Hookerii^ Œ. strigosa^ Œ. parviûora^ Œ, Oakesiana^ Œ. cruciata^ Œ. Lamarckiana et ses mutsitions^ Œ. Japonica. Cette réduction d'espèces paraît à beaucoup un peu hâtive. La question des mutations n'est pas fermée et le genre Œnothera donne encore lieu à de nombreuses expériences d'oii sortira, espérons-le, quelque lumière.
Les champions de l'école opposée, l'école multiplicatrice, vont même jusqu'à prétendre que Œ. biennis est une espèce composite qu'il faudra résoudre en plusieurs autres.
Œnothera pumila L.
Riviere-du-Loup. Locale dans l'Est. Bic, Rimouski. (Fernald.)
Parnassia Caroliniana Michx.
Lac Témiscouata. Rochers siluriens du rivage. Locale et calcicole.
^Pedicularis palustris L.
Cacouna ; Rivière-du-Loup. Prairies tourbeuses. Cette Pédiculaire, que tous les auteurs nous décrivent comme essentiellement glabre, se trouvait dans ces deux stations abondamment pubescente. Parasite sur les racines des graminées, au moins en Europe. Linné croyait la Pédicu-
laire des marais vulnéraire ; d'autres l'ont signalée comme astringente et même très efificace dans le traitement des ulcères. Elle est très peu employée aujourd'hui (i).
Picea Mariana (Mill.) BSP.
Rivière-du-Loup (Mont Pilote). Isolée sur les collines de quartzite. Commune ailleurs.
Pinus Banksiana Lamb.
Rivière-du-Loup. CoUlines de quartzite. Ces collines siliceuses au profil si curieux qui caractérisent le cambrien dans les comtés de Kamouraska, TémiscouataetRimouski, sont elles-mêmes caractérisées par la présence à leur sommet du Pin Gris. En dehors de là, il est rare sur la rive sud et Fernald ne le trouve qu'aux environs du Bic. Commun sur la côte nord. Ile de Cacouna (Penhallow). (Fig. 12).
Plantage boréale Lange.
Tadoussac. Crevasses du ^gneiss laurentien à quelque 40 pieds au-dessus de la haute mer. Ceci n'est probablement qu'une forme extrêmement réduite du P. decipiens Barneoud. La plante fructifiée peut ne mesurer que deux ponces de hauteur. La racine est grosse relativement et paraît faire fonction d'organe de réserve; les feuilles sont petites et aciculaires. Si P, Boréale n'est pas distinct spécifiquement de P, decipiens^ on peut le considérer comme la forme xérophytique de cette espèce, ordinairement halophytique. Sur les rochers élevés où il croît, P. boréale est soustrait entièrement à l'action des chlorures marins, et c'est pourquoi la carnosité des feuilles est presque nulle.
I. Héribaud-Joseph, Fr., Les Plantes parasites de la Flore d'Au- J vergue. "^
Fig. 12. — Pinus Banksiana I/amb.
Le Pin gris, caractéristique des conditions xérophytiques qu'offrent les collines de quartzite de la région de Témiscouata.
Plantago decipiens Barneoud.
Rivière-dii-Loup (Anse à Persi ). Espèce exclusivement maritime, très variable dans ses dimensions. Prospère sur les vases, sur les rochers. Commune depuis la Rivière-du Loup, vers l'est.
Poa eminens J. S. Presl.
Rivière-du-Loup ( Anse à Persi ). Ce Paturin géant est essentiellement lialophytique et porte de grandes et très belles inflorescences blanchâtres. Commun dans son habitat.
Polygonum aviculare L. var. vegetum Ledeb.
Rivière-du-Loup ( Anse à Persi ). Variété halophytique de l'ubiquiste Renouée des oiseaux. L'azote provenant de la décomposition des varechs semble fixer au bord de la mer cette singulière association d'espèces communes autour des habitations : Stellaria media^ Polygonum aviculare^ A triplex patiila,
Polygonum sagittatum L.
Rivière-du-Loup (Anse à Persi). L'habitat halophytique paraît déformer quelque peu cette plante familière : réduction de taille, coloration des feuilles, etc. Bic, New-Carlisle, Gaspé (Fernald).
Populus balsamifera L.
Lac Témiscouata. Un des arbres caractéristiques de la région.
Potamogeton epihydrus Raf.
Lac Pratt. ( - . Nuttalli Cham. & Schl. )
Potamogeton heterophyllus Schreb.
Lac Témiscouata. Variable et très commune.
i Potentilla anserina L.
Rivière-du-Loup, et partout commune sur les rivages.
Potentilla fruticosa L.
Lac Témiscouata. Partout sur les bords. Très joli arbrisseau de la flore arctique-alpine, laquelle, comme Ton sait, est remarquablement uniforme dans l'hémisphère boréal. Dans le nord de la Nouvelle-Angleterre, la Potentille frutescente est, paraît-il, envahissante et nuisible, et Fernald dans ses notes lui épingle l'étiquette : " Common ". Macoun (i) écrit : "Common on the rocky margins of the rivers and lakes from Labrador and Newfoundland to the Pacific, and northward to the Arctic Sea. Besides being fréquent in Eastern Canada at low altitudes, it becomes truly alpine in the Rocky Mountains and is fouud almost at the snow line. Also in Groenland."
En dix années d'herborisation nous n'avons jamais rencontré cette plante daus l'ouest de la Province. Moyen, dans sa "Flore du Canada", exprime par un "!" qu'il l'a trouvée dans l'île de Montréal. Provancher n'en avait aucune connaissance personnelle. Nous croyons que si elle existe aux environs de Montréal, elle doit y être fort locale.
LaPotentille frutescente est une xérophyte assez bien caractérisée par la petitesse des feuilles et leur pubescence soyeuse. Ainsi fortement armée contre la transpiration rapide et la dessiccation qui en résulte, elle peut braver les climats arctiques et les marais froids où la puissance d'absorption des racines est ralentie, tout autant que les situations arides sur les rochers.
L'écorce de ce petit arbuste s'enlève par pellicules à la
^ manière de Sfirgeu opiiîitolia (bois à 7 écorces). Il serait
intéressant de savoir si cette décortication, caractéristique
chez certaines espèces, joue un rôle écologique quelconque.