‹ La flore pharaonique d'apres les documents hieroglyphiques et les specimens decouverts dans les tombesChapitre 106 sur 157 · Pyriis JVIalus L · texte numérisé non relu

Pyriis JVIalus L

Voici encore une plante intéressante au sujet de l'histoire de la culture. Le nom arabe du Pommier est Taffali. Djepeli, dans les lexiques coptico-arabes, est traduit par Taffah, [mkov, rnalum. Enfin, le mot hébreu que les traductions de la Bible rendent par Pomme est Tap^jou/^//. Tal]'ah,Djepe]t ei Tajjpoiik/t sont donc trois mots bien identiques. Hœfer, dans son Histoire de la botanique, propose de traduire l'hébreu Tappoukh par « orange » au lieu de « pomme », parce que le Pommier prospère peu hors de la zone tempérée froide et que ses fruits, en Orient, n'attirent ni par leur odeur ni par leur saveur. Ces motifs ne sont pas suffisants, ce me semble, pour nous permettre de méconnaître l'exactitude des traductions bibliques, d'autant plus que l'Oranger ne fut connu dans la région méditerranéenne que postérieurement à l'ère chrétienne, et que le Pommier est fréquemment cultivé de nos jours dans les environs de Miniéh, en Haute-Egypte, où il vient très bien. L'hébreu Tappoukh est évidemment le même mot que l'arabe Taffah, lequel désigne bien le Pommier, sans contradiction possiljle.

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