‹ La flore pharaonique d'apres les documents hieroglyphiques et les specimens decouverts dans les tombesChapitre 13 sur 157 · EragrroiiCiN cyiiosuroiiles Rœm. et Schult · texte numérisé non relu

EragrroiiCiN cyiiosuroiiles Rœm. et Schult

Une brique de Dasliour contient divers fragments de cette plante, entre autres des graines qui, mêlées par hasard à la terre à potier, avaient commencé à y germer. Cette plante se rencontre encore en Egypte. Une botte de chaumes feuillus de cette espèce <ï Eragrostis a été reconnue par Schweinfurth aux cotés d'une momie royale découverte à Deir-el-Baiiari. Enfin, des corbeilles et des paniers trouvés dans une tombe de Gébéleïn étaient formés avec les chaumes et les feuilles de cette Graminée. Cette plante porte en arabe le nom de Gaslish (Sciiw., Flore, n" 1216). Or, une espèce de roseau porte en ancien égyptien le nom de GasJt ou Qash, conservé en copte sous la ïovme Kaslt. Il est bien probable que c'est cette espèce à! Eragrustis que désignent les textes hiéroglyphiques.

il. Era^çroHtis ahysisiiiiea Link.

Céréale cultivée abondamment de nos jours en Abyssinie, où elle est connue sous le nom de Te[f; elle donne un pain d'excellente qualité. De nombreux restes de cette plante, trouvés dans des briques de Dashour et de Tell-el-Maskhouta, nous prouvent que YErugroslis abyssinica était autrefois cultivé en Egypte, d'où il a disparu de nos jours. Comparant le nom abyssinien à la dénomination latine, Unger se demande si ce n'est pas à cette plante que Pline fait allusion dans le passage suivant : « yp^gypto

aiitem ac Syriœ Ciliciseque et Asiœ et Grgeciae peculiares zea, olyra, tiphe (XVIII, 81) ». Scliweinfurth m'a suggéré l'idée que peut-être la plante étudiée par Unger doit être identifiée avec l Eragroslis xgypiiaca Link., plutôt qu'avec l'espèce éthiopienne.

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