‹ La flore pharaonique d'apres les documents hieroglyphiques et les specimens decouverts dans les tombesChapitre 135 sur 157 · Ijinuni lin m Ile Mill · texte numérisé non relu

Ijinuni lin m Ile Mill

Nous venons de voir que presque toutes les bandelettes de momies que l'on a étudiées au microscope se trouvaient être en Lin. Des capsules de Lin ont été trouvées par Schweinfurth dans des tombes de la XIP et de la XX" dynastie. Unger en a également reconnu des fragments parmi les débris végétaux qui se trouvaient dans une brique de la pyramide de Dashour. Unger a identifié ces fragments au L. usitatissimum L. ; mais Schweinfurth, qui, au lieu de menus fragments, a pu observer près de 15 hectolitres de capsules fort bien conservées, a reconnu que le Lin des anciens Egyptiens était le L. humile, espèce qui est encore, du reste, la seule que l'on cultive en Egypte. 11 n'y a donc pas de doute à avoir sur l'espèce que connaissaient les sujets des pharaons. On doit cependant faire k ceprpoos certaines réserves. Des graines de Lin ont été découvertes par FI. Pétrie à Hawara (époque gréco romaine) et àKahoun (XIP dynastie)- Or, M. Newberry rapporte toutes les graines de Hawara au L. humile, mais, sur les 163 graines qui se sont rencontrées à Kahoun, mêlées accidentellement à de l'Orge, il en a déterminé 30 comme appartenant au L. humile , et 133 comme appartenant à une espèce plus petite de Zm?(;/^. D'autre i)art, Draun, étudiant

LINKES. CARYOPHYLI.KKS, CAPPARIDÉES, RÊSÉDACÊES 107

trois graines de Lin du Musée de Berlin (Die Pflanzenreste, p. 290) considère deux d'entre elles comme provenant du L. hwuile, et la troisième comme provenant du L. angnslifolimyi HuDs.

Le Lin est souvent mentionné dans les traités de médecine, mais on l'employait principalement pour le filage et le tissage. Son nom égyptien, que l'on retrouve dans un grand nombre de textes, est Màhi, et ce nom s'est conservé intact en copfe.

GARYOPHYLLÉES

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