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Delile, dans l'explication des planches de la Descriplion d'Egypte (t. XIX, p. 422), divise le N. cœridea en deux variétés. L'une, à grandes fleurs d'un diamètre moyen deO"M2,
est le N. cœrulea Sav., synon. Castalia scutifolia Salisb. I/autre, qu'il qualifie « Variet. minor », est le N. stellata WrLLD., synon. Castalia stellaris Salisb. Tous les nomenclateurs distinguent également le N. cx^-'ulea du A', stellata. Tout récemment, H. Bâillon (Hist. des plant., t, III, p. 99), établit la même distinction. Les deux espèces sont cultivées dans la ïorre des Nymphéacées du Jardin botanique de Lyon. Je les ai soigneusement mesurées. La première a les quatre sépales extérieurs de 0^,10, les pétales de 0'",085, les feuilles de 0'",32. La seconde à les sépales de O^.OS, les pétales de O^jOi, les feuilles de 0'",22. Enfin, le nombre des rayons du stigmate diffère entre les deux espèces. Je crois donc que c'est à tort que, dans leur Illustration de la Flore d'Egijple (p. 36, n° 18), MM. Ascherson et Schweinfurth ont fait de N. stellata un synonyme de N. cserulea.
Ce n'est pas qu'au point de vue botanique la chose ait bien grande importance, mais il peut en être autrement au point de vue égyptologique. Les noms de Nymphsea sont tellement nombreux dans les textes que nous nous ne trouverons jamais assez d'espèces pour satisfaire nos exigences lexicographiques. Or, M. Schweinfurth lui-même a remarqué, dans le cercueil d'un nommé Kent, enseveli à Sheikh-abd-el-gournah sous la XX* dynastie, une guirlande formée, en partie, « de pétales et de fleurs naines et choisies exprès de lotus bleu, Nymphxa cxrulea Sav. (Les dernières découvertes, p. 57) ». Je ne doute pas que nous n'ayons ici un spécimen antique du N. stellata qui, en effet, atteint à peine, comme taille, la moitié de celle du N. cserulea. Cette division du Lotus bleu en deux espèces nous permettra de caser un des nombreux noms de Lotus dont nous ne savons que faire.
Peut-être même une cinquième espèce de Nymphvea pourrat-elle être attribuée à l'antiquité pharaonique, car : « Bei Da miette bat Rohrbach 1856 Exemplare der letztgeiiannten Spezies (N. rœndeaj und eine Varietat derselben mit ungefleckten Kelchblattern (N. stellataW.?), ebenso Sieber und Ehrenberg
NYMPHÉACÊES, MEN ISl'KKMlkKS, UKN UNCU LACEES U'J
oiue weissblùtige Abart, N. cxrulea Sieber. » (F. Wœnig, Die Pflanz. im ait. /Egt/pt., pp. 33-34).
MÉNISPERMÉES