‹ La flore pharaonique d'apres les documents hieroglyphiques et les specimens decouverts dans les tombesChapitre 33 sur 157 · PALMIERS · texte numérisé non relu

PALMIERS

Héliopolis. Le nom <lu Dattier revient dans un grand nombre de textes, l'arbre est souvent représenté sur les monuments, enfin, des Dattes ont été trouvées en grand nombre dansles tombes. Au sujet du Dattier, il est intéressant de rappeler que les Egyptiens connaissaient déjà les sexes des plantes dioïques. Nous le savons par Hérodote et par les textes hiéroglyphiques ; seulement, considérant les choses h l'inverse de nous, ils nommaient Dattier mâle celui qui produit les fruits. Les nervures médianes des frondes de Dattier servaient, comme elles servent encore de nos jours, à fabriquer des cannes, des cages et des sièges légers ; on les nommait Bà, Bai ou Bàa-it en ancien égyptien (Bai en copte). Les filaments qui naissent à la base des feuilles, et que l'on appelait Sliou non hounnou, « cheveux de Dattier », étaient employés, comme nos brosses de chiendent, pour nettoyer les objets peu fragiles, par exemple les cornes et les sabots des taureaux destinés aux sacrifices. Les feuilles, nommées OiUou (Woutou), — en copte i>/^ (^Vlt), — servaient à tresser des nattes, des corbeilles, des sandales, etc. En médecine, on recommandait souvent les Dattes pour leur propriétés laxatives.

Migliarini, qui distingue bien dans son catalogue du Musée de Florence les fruits du H. thebaica, du H. Argun et du P. dacti/Iifera, attribue à une quatrième espèce, le P. reclinata Jacq., certaines Dattes trouvées dans des tombes égyptiennes (Flor., n°3614). Cette espèce ne se rencontre de nos jours qu'au Cap de Bonne-Espérance.

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