‹ La flore pharaonique d'apres les documents hieroglyphiques et les specimens decouverts dans les tombesChapitre 44 sur 157 · JiiiiiperuK pliœuicea L · texte numérisé non relu

JiiiiiperuK pliœuicea L

Des fruits de Genévrier ont été découverts, comme offrandes funèbres, dans deux tombes de Thèbes, k Deir-el-Bahari et h Drah-abou'1-neggah ; il s'en trouve au Musée de Berlin, rapportés d'Egypte par Passalacqua, ainsi qu'au Musée de Florence. Des fragments de résine de Genévrier se trouvent au même musée, de même qu'un appareil à gaufrer le linge, fait en bois de Genévrier. FI. Pétrie a rapporté de Hawara un certain nombre de spécimens du même fruit. Le nom égyptien du Genévrier, que l'on trouve écrit Ouân, Aoun, Annou, Ouàr, Arou, • paraît, à cause même de ces différentes orthographes, être d'origine étrangère, ce qui semblerait prouver que le J . phœnicea ne croissait pas naturellement en Egypte. Les baies de Genièvre portaient un nom spécial, Pcrshou, qui semble, lui aussi, dériver d'un radical sémitique. Les baies de Genièvre étaient employées en médecine et en parfumerie. Le bois de Genévrier, presque toujours indiqué dans les textes comme bois syrien, servait à faire des cannes. On trouve enfin, à l'ouest d'Alep, une localité mentionnée sous le nom de Ta tes-it ouân, « la colline des Genévriers », dès la XYIIF dynastie.

Page 1